À l’issue d’une rencontre de haut niveau aux Nations Unies, le gouvernement haïtien affirme que la coopération internationale, sous l’impulsion des États-Unis et du Canada, se renforce autour de la crise sécuritaire. Selon les autorités, cette dynamique renouvelée constitue une étape importante vers le rétablissement de l’ordre, la stabilité politique et la reprise du processus électoral.

Le Groupe de soutien à la Force réaffirme son engagement
Réunis ce mercredi 10 décembre 2025 à la Mission permanente du Canada auprès de l’ONU, les membres du Groupe de soutien à la Force (GSF) pour Haïti ont exprimé leur intention de consolider leur appui. Dans un communiqué de presse, le gouvernement haitien a salué cette mobilisation, mettant en avant le rôle déterminant de Washington et d’Ottawa dans la coordination des efforts.
Présidée par le Canada, avec le soutien actif des États-Unis, la réunion a rassemblé plusieurs États partenaires qui ont reconnu que l’insécurité demeure la principale menace à la souveraineté du pays et à toute perspective de stabilité durable. Les participants ont rappelé que la mission du GSF reste essentielle pour rétablir l’autorité de l’État et sécuriser le territoire.
Des engagements concrets annoncés par plusieurs pays
D’après le communiqué, cette rencontre marque un moment charnière. Pour la première fois depuis plusieurs mois, des contributions précises ont été annoncées par différents pays : envoi de personnel spécialisé, renforcement des capacités opérationnelles, appui financier accru. Cette mobilisation élargie, encouragée par la diplomatie américaine et canadienne, reflète l’urgence avec laquelle la situation haïtienne est perçue au niveau international.
La sécurité : condition préalable à une transition politique crédible
Les discussions ont mis en avant un point central : sans amélioration de la sécurité, aucune transition politique réelle ne pourra être envisagée. Les partenaires internationaux ont souligné le lien direct entre l’efficacité du GSF et la possibilité d’organiser des élections libres et apaisées. Le contrôle du territoire et la réduction du pouvoir des groupes armés ont été identifiés comme des conditions indispensables au retour à un climat démocratique.
Feuille de route haïtienne et regain de confiance internationale
Le gouvernement haïtien estime que cette mobilisation s’appuie sur une confiance renouvelée dans la stratégie présentée par Port-au-Prince. La coordination entre les États-Unis, le Canada et les autres partenaires est perçue comme un signal fort envoyé autant aux groupes armés qu’à la population haïtienne, éprouvée par des années d’instabilité.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui conduisait la délégation haïtienne, a salué ce qu’il décrit comme une « solidarité internationale significative ». Il affirme que cette coalition partage désormais un objectif commun : libérer le pays de l’emprise des gangs et poser les bases d’une gouvernance légitime.
Une articulation nécessaire avec le renforcement de la Police nationale
Le gouvernement rappelle toutefois que le déploiement du GSF doit s’accompagner d’un soutien accru à la Police nationale d’Haïti. L’objectif est de garantir une réponse coordonnée et durable aux défis sécuritaires. Pour les autorités, l’heure n’est plus aux déclarations symboliques, mais à la mise en œuvre d’actions concrètes sur le terrain.
Vers un tournant décisif ?
En toile de fond, une conviction partagée domine : sans sécurité, il n’y aura ni élections crédibles ni développement à long terme. En misant sur une coopération internationale resserrée et un leadership conjoint entre Washington et Ottawa, les responsables haïtiens espèrent créer les conditions d’un véritable changement. Un pari présenté comme indispensable dans un pays où le retour à la stabilité dépend fortement du rétablissement de l’ordre public et de la restauration de la confiance.


