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Les Etats-Unis et l’Europe, en route vers une rupture assumée ?

Avec le second mandat de Donald Trump, les points de rupture entre les Etats-Unis et l’Europe, n’ont cessé de croître. Ce désaccord de principes et de fait, pleinement assumée dans la stratégie de sécurité nationale américaine, s’étale sur plusieurs sujets. On peut citer la question de la Palestine, la place de l’ONU dans la gouvernance mondiale, le rôle des institutions internationales etc. D’autres lignes de fractures, encore plus conséquentes, viennent s'ajouter à ces désaccords, fragilisant les relations américano-européennes. C’est à se demander, si on ne se dirige pas vers une rupture des ces deux blocs alliés depuis la seconde guerre mondiale. Depuis quelques semaines, le président américain ne cesse de renouveler son intention d'annexer le Groenland, et d'en faire un territoire américain par tous les moyens. Un sujet extrêmement sensible, dont la réalisation, selon plusieurs dirigeants européens, signerait la fin de l'OTAN. Juridiquement, le Groenland dépend du Danemark, membre de l'OTAN, et supposé allié des États-Unis. Face aux menaces répétées de Donald Trump, l'Union européenne montre le muscle, et entend se faire respecter.

Avec le second mandat de Donald Trump, les points de rupture entre les Etats-Unis et l’Europe, n’ont cessé de croître. Ce désaccord de principes et de fait, pleinement assumée dans la stratégie de sécurité nationale américaine, s’étale sur plusieurs sujets. On peut citer la question de la Palestine, la place de l’ONU dans la gouvernance mondiale, le rôle des institutions internationales etc. D’autres lignes de fractures, encore plus conséquentes, viennent s’ajouter à ces désaccords, fragilisant les relations américano-européennes. C’est à se demander, si on ne se dirige pas vers une rupture des ces deux blocs alliés depuis la seconde guerre mondiale. 

Les eurodéputés ont suspendu l'accord commercial avec les États-Unis - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Les eurodéputés ont suspendu l’accord commercial avec les États-Unis – Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

Depuis quelques semaines, le président américain ne cesse de renouveler son intention d’annexer le Groenland, et d’en faire un territoire américain par tous les moyens. Un sujet extrêmement sensible, dont la réalisation, selon plusieurs dirigeants européens, signerait la fin de l’OTAN. Juridiquement, le Groenland dépend du Danemark, membre de l’OTAN, et supposé allié des États-Unis. Face aux menaces répétées de Donald Trump, l’Union européenne montre le muscle, et entend se faire respecter. 

Huit pays européens déploient des troupes au Groenland

Depuis la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces armées américaines, Donald Trump a les yeux rivés sur le Groenland. Face aux ambitions américaines, plusieurs pays européens ont envoyé des troupes sur le territoire groenlandais. L’Allemagne, le Danemark, la Finlande, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède ont déployé un personnel militaire, pour une mission de reconnaissance dans le cadre de l’exercice danois, “Arctic Endurance.” 

Ce déploiement est considéré comme une provocation par Washington, qui a tout de suite brandi la carte des droits de douane. Sur son réseau social truth, le président américain, estimant qu’ils jouent à un jeu dangereux, a annoncé 10% de droits de douane contre ces huit pays à partir du 1er février. Un tarif qui augmentera à 25% à partir du 1er juin, jusqu’à la vente totale du Groenland. 

L’UE riposte aux annonces de droits de douanes américains

Les menaces de Trump ne sont pas passées inaperçues. L’Union européenne, déjà accusée de complaisance envers Donald Trump, s’est réunie ce dimanche en urgence afin de définir une position commune. Les députés européens ont franchi un pas, et voté la suspension du processus de ratification de l’accord commercial prévu entre l’UE et les États-Unis. Cet accord a été signé le 27 juillet 2025 en Écosse, entre Donald Trump et Ursula. Il prévoyait un plafond de 15% sur la plupart des produits européens, et une suspension des droits de douane sur certaines exportations américaines vers l’UE. 

Les groupes politiques ont majoritairement soutenu le vote. L’Union européenne entend ainsi envoyer un signal fort, et ne point capituler devant les exigences de Trump. Selon le président du groupe PPE, Manfred Weber, “ne pas permettre aux entreprises américaines d’accéder sans droit de douane au marché européen est un outil très puissant.” La présidente du groupe centriste Renew, Valérie Hayer, considère cela comme un levier extrêmement puissant, jugeant que les entreprises américaines ne seraient pas prêtes à renoncer au marché européen.

Paris évoque la possible mise en œuvre du mécanisme anti-coercition

Le président français, Emmanuel Macron, a de son côté évoqué la possible activation de l’instrument anti-coercition de l’Union européenne, en cas de nouveaux droits de douane américains. Cet outil permet d’imposer des contre mesures à un pays tels que, le gel de l’accès au marché public, ou le blocage de certains investissements. Lors de son discours tenu aujourd’hui au Forum économique mondial de Davos, Macron, en réponse à la politique de Trump, a déclaré préférer le respect plutôt que les brutes, et l’etat de droit plutôt que la brutalité

La présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé dans son discours au forum économique mondial de Davos, qu’une riposte est à l’étude face aux menaces de Donald Trump. “Notre riposte sera donc ferme, unie et proportionnelle”, a-t-elle martelé. 

Le gel de cet accord renforce le bras de fer entre les États-Unis et l’Union européenne. Par ailleurs, les menaces de Trump quant à elles, suivent la ligne de sa stratégie de sécurité nationale.

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