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Pacte national : un front commun pour la stabilité et des élections crédibles

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris part, ce lundi 23 février 2026, à la présentation officielle du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, lors d’une cérémonie solennelle organisée à la Villa d’Accueil. L’événement a réuni les signataires du document, des membres du cabinet ministériel ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité en Haïti, témoignant de l’importance politique et institutionnelle de l’initiative.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris part, ce lundi 23 février 2026, à la présentation officielle du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, lors d’une cérémonie solennelle organisée à la Villa d’Accueil. L’événement a réuni les signataires du document, des membres du cabinet ministériel ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité en Haïti, témoignant de l’importance politique et institutionnelle de l’initiative.

Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, ce lundi à la Villa d'accueil lors de la cérémonie officielle de présentation du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, ce lundi à la Villa d’accueil lors de la cérémonie officielle de présentation du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.

Résumant l’esprit de la démarche, le Chef du Gouvernement a déclaré : « Il s’agit d’une trêve entre adversaires politiques », soulignant la volonté de dépassement des clivages au profit de l’intérêt national.

Une mobilisation politique plurielle

La salle comble illustrait l’adhésion d’acteurs issus de sensibilités diverses. Parmi les figures présentes figuraient Maryse Narcisse (Fanmi Lavalas), Liné Balthazar (PHTK), André Michel (Groupe Réflexion 21 Décembre), Claude Joseph (EDE), Evalière Beauplan (SOLID) et Jerry Tardieu (En Avant). Cette diversité a donné à la rencontre une portée symbolique forte, celle d’un consensus recherché au-delà des rivalités traditionnelles.

Les signataires plaident pour la responsabilité et l’impartialité

S’exprimant au nom des signataires, Jerry Tardieu a estimé que la signature du Pacte prouve qu’« il est possible, même pour de futurs adversaires électoraux, de mettre de côté leurs divergences lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige ». Il a insisté sur la nécessité d’un gouvernement impartial, garant de règles équitables et de la neutralité indispensable à des élections crédibles.

L’ancien député a également rappelé les priorités fixées par le Pacte : rétablissement de la sécurité, libre circulation des citoyens et participation effective de la diaspora. « Le temps des transitions par ci et par là est révolu », a-t-il martelé, appelant à une gouvernance claire et responsable.

Un mécanisme de suivi pour garantir les engagements

Jerry Tardieu a mis en avant le rôle clé du comité de suivi chargé de veiller à l’application effective des dispositions adoptées. Ce mécanisme devra prévenir toute dérive et assurer le respect des engagements. « Les acteurs politiques ont accompli leur part de responsabilité. Désormais, la responsabilité incombe au gouvernement », a-t-il conclu.

Présent à la cérémonie, Carlos Gabriel Ruiz-Massieu Aguirre, représentant du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Haïti, a salué un « moment porteur d’espoir ». Il a encouragé les acteurs encore hésitants à rejoindre l’initiative et appelé à redoubler d’efforts pour restaurer durablement la sécurité, rappelant que « le travail ne fait que commencer ».

L’appel solennel du Premier ministre

Dans son allocution, le Premier ministre a remercié les structures signataires pour leur sens du devoir et leur esprit de sacrifice.

« Destin tout Pèp chita nan desizyon ak angajman pitit li pran pou sèvi li. Chak jenerasyon ki rive sèvi peyi l pandan l mete sou kote enterè pèsonèl ak chirepit, se wout listwa li pran », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi : « Pi gwo viktwa a, se viktwa pou demokrasi a. Se viktwa tout peyi a. Nan moman an, nou montre lemond antye, nou se siman k ap koule beton estabilite pou Nasyon an ».

Une trêve sous condition

Ce Pacte ouvre une fenêtre d’opportunité rare dans un paysage politique longtemps fragmenté. Mais son succès dépendra moins de la solennité des signatures que de la capacité de l’État à traduire les engagements en actes concrets, notamment sur la sécurité et la transparence électorale. À l’épreuve des faits, cette « trêve » dira si Haïti s’engage réellement sur la voie d’une normalisation démocratique durable ou si elle ne restera qu’un fragile consensus suspendu aux urgences du moment.

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