Samedi 16 mai – La télévision d’État iranienne a annoncé l’ouverture de négociations avec plusieurs pays européens pour un droit de passage dans le détroit d’Ormuz. Selon les autorités iraniennes, plusieurs pays européens auraient lancé des négociations avec eux afin d’obtenir le droit de traverser le détroit, bloqué depuis le début des frappes américaines au Moyen-Orient.

“Après le passage de navires en provenance de pays d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd’hui des informations selon lesquelles les Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution”, a déclaré la chaîne publique iranienne. Les capitales européennes en question n’ont pas été identifiées. Ces pays chercheraient à bénéficier du même régime d’autorisation accordé à certains navires des pays de l’Asie de l’Est.
Mis en place d’un mécanisme de gestion du trafic par l’Iran
Le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale iranienne, Ebrahim Azizi, indique que l’Iran a mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic. Selon lui, seuls les navires commerciaux et les parties coopérant avec l’Iran en bénéficieront. Ce mécanisme exclut tout navire associé à l’initiative militaire, notamment ceux qui visent à guider les navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz dans le cadre du projet Liberté de Donald Trump.
Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS tenue à New Delhi le vendredi 15 mai, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, avait évoqué ce principe. Il avait alors déclaré que les navires appartenant à des pays non engagés dans une guerre contre l’Iran pouvaient franchir le détroit.
Le chef de la diplomatie estime par ailleurs que Téhéran n’a aucune confiance dans les États-Unis, et que toute négociation se ferait par l’intermédiaire d’un interlocuteur sérieux.
Près de 30 navires aurait traversé le détroit
Cette politique de transit viendrait du cas chinois. L’agence de presse iranienne, Tasnim, avait annoncé le 14 mai que plusieurs navires chinois avaient été autorisés à passer le détroit d’Ormuz, dans le cadre d’un protocole de transit géré par l’Iran. Près de trente navires auraient bénéficié de cette autorisation selon la télévision d’État iranienne. Ces premières autorisations ont été prises alors même que le président américain Donald Trump se trouvait à Pékin pour une visite officielle.


