Quatre jours après la visite de Trump à Pékin, le président russe Vladimir Poutine s’est rendu à son tour dans la capitale chinoise ce mardi 19 mai. Cette visite, selon la présidence russe, a pour objectif de renforcer la coopération stratégique entre les deux pays. Toutefois, le rapprochement de ces deux visites n’a pas laissé indifférent plusieurs médias et observateurs, qui y voient une volonté de Moscou de surveiller l’évolution des relations entre Pékin et Washington. Le Kremlin a rejeté ces suppositions, avançant que cette visite se fait dans le cadre du 25è anniversaire de la signature du traité de bon voisinage et d’amitié entre les deux pays signé en 2001.

Durant cette visite, les deux présidents russe et chinois vont discuter du renforcement du partenariat stratégique bilatéral, et échanger sur les grandes questions internationales et régionales, a déclaré la présidence russe. Cette visite prendra fin le 20 mai.
La Chine, un incontournable pour l’économie russe
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Chine est devenue le principal partenaire économique de la Russie. Une grande part des exportations russes est assurée par Pékin, surtout dans le secteur énergétique. Selon la société de recherche Enerdata, le projet de gazoduc Force de Sibérie 2, passant par la Mongolie, pourrait transporter jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an pendant 30 ans. Et ceci, en complément des livraisons assurées par les infrastructures existantes.
Selon le centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA), Pékin aurait acheté près de 319 milliards de dollars de combustibles fossiles russes depuis le début de l’invasion jusqu’au 15 mai 2026. Ce qui confère à la Chine le titre de premier acheteur de combustibles fossiles russes, devant l’Union européenne et l’Inde, selon un graphique du CREA. La Chine assure donc une part importante dans le financement de l’économie russe.
Pékin s’affirme sur la scène internationale
Néanmoins, au-delà du fait que cette visite serait liée avant tout au 25e anniversaire de la signature du traité de bon voisinage, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a tout de même affirmé qu’elle représente une bonne opportunité pour partager des opinions sur les contacts que les Chinois ont eus avec les Américains. Ces deux visites placent également Xi Jinping au cœur des enjeux mondiaux, faisant de Pékin un incontournable, courtisé par les grandes puissances.


