Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a procédé, le vendredi 22 mai 2026, au lancement officiel de quatre Maisons des Femmes destinées à accompagner les survivantes de violences basées sur le genre. Ces structures seront implantées dans les départements de l’Ouest, de la Grand’Anse, de l’Artibonite et du Centre.

La première structure a été inaugurée à Vivy Mitchell, dans la commune de Port-au-Prince, lors d’une cérémonie présidée par Alix Didier Fils-Aimé, accompagné de Pédrica Saint-Jean ainsi que de plusieurs responsables du MCFDF. Des représentants diplomatiques et des partenaires internationaux, notamment ONU Femmes et UNFPA, ont également pris part à l’événement.
Des espaces destinés à l’accompagnement des survivantes
Selon les autorités, ces Maisons des Femmes ont pour objectif d’offrir des espaces sécurisés aux femmes et filles victimes de violences, dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements forcés. La structure inaugurée dans l’Ouest comprend notamment des dortoirs, une infirmerie, une cafétéria, une salle de détente et une crèche. Des services d’écoute, d’accompagnement psychosocial, d’assistance juridique et d’orientation médicale y seront proposés.
Engagement des autorités haïtiennes
Lors de son intervention, le Premier ministre a indiqué que le financement des Maisons des Femmes sera pris en charge par l’État haïtien. Il a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et d’accompagnement des survivantes de violences. De son côté, la ministre Pédrica Saint-Jean a présenté cette initiative comme une étape importante dans la promotion des droits, de la sécurité et de la dignité des femmes et des filles en Haïti.
D’autres structures prévues dans les régions
Le gouvernement prévoit également l’inauguration de trois autres Maisons des Femmes dans les départements de la Grand’Anse, de l’Artibonite et du Centre, considérés comme des zones particulièrement touchées par les violences faites aux femmes et aux filles. À travers ce programme, les autorités et leurs partenaires entendent renforcer la réponse nationale en matière de protection et d’assistance aux survivantes.


