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Haïti : l’ONU alerte sur plus de 2 000 violations graves commises contre des enfants en 2025

Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et l’UNICEF ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des violences touchant les enfants dans le pays.

Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et l’UNICEF ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des violences touchant les enfants dans le pays. Selon le rapport annuel 2025 du Secrétaire général des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés, 2 088 violations graves ont été vérifiées en Haïti, affectant 1 661 enfants.

Visite du Secrétaire général de l’ONU en Haïti. Photo publiée par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti.
Visite du Secrétaire général de l’ONU en Haïti. Photo publiée par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti.

Ces violations concernent notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants par des groupes armés, les meurtres et mutilations, les violences sexuelles, les enlèvements, ainsi que les attaques visant des écoles et des établissements de santé.

Des groupes armés inscrits sur la liste de l’ONU

Dans ce rapport, les Nations Unies ont ajouté trois groupes armés opérant en Haïti — Gran Grif, Kraze Barye et 400 Mawozo — à la liste des parties responsables de graves violations contre les enfants. Cette décision vient s’ajouter à l’inscription précédente de la coalition « Viv Ansanm ».

L’ONU considère cette mesure comme un mécanisme visant à renforcer la responsabilisation des auteurs de ces actes et à encourager la mise en place d’actions pour prévenir de nouvelles violations.

Près de 900 enfants recrutés ou utilisés par des groupes armés

Parmi les violations recensées en 2025, 892 enfants auraient été recrutés ou utilisés par des groupes armés. Le BINUH et l’UNICEF appellent ces groupes à mettre immédiatement fin à ces pratiques et à faciliter la libération des enfants qui leur sont associés.

Les deux organisations rappellent que ces enfants doivent être considérés principalement comme des victimes nécessitant une protection et un accompagnement adaptés.

Les efforts de réinsertion et de protection des enfants

Le BINUH et l’UNICEF saluent les initiatives engagées par les autorités haïtiennes, notamment à travers la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (DDR), afin d’intégrer la protection de l’enfance dans les programmes de lutte contre la violence armée.

Ils mettent également en avant le programme PREJEUNES, lancé en 2025 avec l’appui des Nations Unies, qui vise à accompagner les enfants sortis des groupes armés grâce à un soutien psychosocial, l’accès à l’éducation, la réunification familiale et la réinsertion communautaire. En 2025, 573 enfants ont bénéficié de services spécialisés dans le cadre de ce programme.

Un appel à renforcer la prévention et la prise en charge

Le BINUH et l’UNICEF estiment que la lutte contre les violences faites aux enfants nécessite une action durable basée sur la responsabilisation, la prévention et la réinsertion. Les deux institutions réaffirment leur engagement à soutenir les autorités haïtiennes et leurs partenaires afin de protéger les enfants et leur permettre de grandir dans un environnement plus sûr.

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