Depuis le mardi 7 juin, les États-Unis et l’Iran s’affrontent de nouveau, plongeant la région du Golfe en pleine incertitude. Ce dimanche 12 juillet de la matinée, les États-Unis ont frappé 140 cibles militaires iraniennes. Washington justifie cette offensive en évoquant le bombardement de l’Iran de deux navires dans le détroit d’Ormuz.

En réaction à cette agression, les autorités de la République islamique ont fermé le détroit jusqu’à nouvel ordre.
Le détroit de nouveau fermé
“Le détroit d’Ormuz sera fermé jusqu’à nouvel ordre. Et jusqu’à la fin des interventions américaines dans cette région, aucun navire ne sera autorisé à le traverser”, ont annoncé les gardiens de la révolution. Cette déclaration fait suite aux différentes attaques qui ont secoué la région du Golfe durant ce weekend.
Dans la nuit de samedi à dimanche, l’Iran a frappé deux navires qui tentaient de traverser le détroit. Le premier était le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote. L’équipage a dû abandonner le navire sur un canot de sauvetage, selon ce qu’a avancé l’agence de sécurité maritime britannique, UKMTO. Les autorités d’Oman ont annoncé avoir secouru 23 membres de l’équipage, et être à la recherche d’un marin porté disparu. Le second navire quant à lui violait les régulations dans le détroit selon les autorités iraniennes.
Des cibles militaires iraniens
En représailles à ces bombardements, les Etats-Unis ont lancé une série de frappes au Sud de l’Iran. Le commandement central américain (CENTCOM), affirme avoir touché 140 cibles militaires iraniennes tôt dans la matinée ce dimanche, grâce à des avions de combat basés à terre et en mer, et des navires de guerre.
Les cibles étaient des sites iraniens de missiles et de drones, des moyens navals, des sites de stockage de munitions, des réseaux de communication et des postes de surveillance côtière. Des explosions ont été entendues dans plusieurs régions dans le sud du pays, à Bandar Abbas, Sirik, Jask, sur l’île de Qeshm, ainsi que dans la province du Khouzistan.
Une riposte iranienne sur les pays du Golfe
Après cette attaque des États-Unis, la riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. Les autorités iraniennes ont affirmé avoir touché une base de soutien américaine située à Oman, dans le port de Duqm. Les chasseurs aériens du corps des gardiens de la révolution ont détruit les centres de soutien logistique, et les plateformes de ravitaillement des porte-avions américains dans le port de Duqm, à Oman, a déclaré la télévision d’État en Iran.
Plusieurs autres pays du Golfe ont également été visés par les frappes iraniennes, notamment le Koweït, les Émirats arabes unis, ainsi que le Bahreïn.
Les négociations restent en vue malgré les attaques
Ce lundi 13 juillet, les affrontements se sont poursuivis. Les deux parties semblent désormais adopter une posture de fermeté, se donnant coup sur coup. Cet embrasement de la région met en péril l’accord signé promulguant le cessez-le-feu. Ce dernier n’aura tenu que 20 jours. Toutefois, selon Donald Trump, les négociations ne sont pas à l’arrêt. Les pays médiateurs continuent de multiplier leurs efforts en vue de redonner une chance à la diplomatie.
Le chef de la diplomatie pakistanaise a exhorté les deux parties à faire preuve de retenue. Le secrétaire général de l’ONU quant à lui, s’est dit profondément préoccupé par l’importante escalade et a appelé à reprendre d’urgence les négociations.


