Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a poursuivi ses consultations dans le cadre du dialogue national haïtien. Lundi 19 janvier 2026, la deuxième journée d’échanges a réuni COPPOS-Haïti, KOREPAD et les représentants de l’Accord Montana. Selon le CPT, cette étape constitue une « avancée significative » pour assurer la stabilité institutionnelle après le 7 février, date marquant la fin de son mandat. Les consultations se poursuivront avec d’autres partis politiques, et acteurs de la société civile dans les prochains jours, afin de renforcer le dialogue, et rechercher un consensus national sur les mécanismes de gouvernance.

Une démarche pour un consensus politique
Depuis le lancement officiel du dialogue politique national le dimanche 18 janvier, le CPT vise à trouver un consensus haïtien sur un mécanisme de gouvernance capable de maintenir la stabilité du pays après la fin de son mandat, tout en assurant la continuité du processus électoral et le rétablissement de la sécurité. Les groupes MORN et Consensus politique, incluant EDE, Pitit Dessalines, Ansanm Nou Fò, l’Accord historique du 14 août, le RENAPA et le Parti Haïtien pour Haïti, ont déjà été reçus à la Villa d’Accueil. Selon le CPT, les échanges ont été constructifs et ont permis de formuler des propositions pertinentes pour le pays.
Participation partielle des acteurs politiques
Certaines structures politiques n’ont pas encore répondu favorablement aux invitations du CPT. Le Bureau de suivi de l’Accord de Montana (BSA) a indiqué n’avoir reçu aucune invitation, tandis que des membres de l’Accord du 21 avaient déjà refusé de rencontrer les conseillers présidentiels. Selon le conseiller présidentiel, Leslie Voltaire, l’objectif des consultations est de trouver « une formule de gouvernance acceptable pour au moins 60 % de la classe politique et de la société civile ».
Propositions et pistes pour un exécutif post-CPT
Lors des échanges, plusieurs propositions ont été discutées. Jonas Coffy, responsable de l’organisation politique « Ayisyen pour Ayiti », a indiqué que son regroupement soutient un exécutif bicéphale, avec un président choisi parmi la Cour de cassation, la classe politique ou la société civile, accompagné d’un nouveau Premier ministre. Depuis le 14 janvier, les conseillers présidentiels Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire, Fritz Alphonse Jean, Frinel Joseph et Leslie Voltaire ont rencontré divers représentants de la société civile, dont le Dr Charles Tardieu et le pasteur Wilson André, pour aborder la stabilité politique et la continuité de l’État.
À moins de trois semaines du 7 février, aucune alternative consensuelle n’a encore été définie pour succéder au CPT, et plusieurs propositions restent en discussion.
Mewodjina Fleurial


