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État de l’Union : Trump met en avant son bilan, attaque les démocrates et avertit l’Iran

Le président Donald Trump a prononcé mardi soir son discours sur l’état de l’Union, le plus long de l’histoire, durant lequel il a mis en avant le bilan de son administration tout en affrontant ouvertement les démocrates. Dès l’ouverture, il a proclamé que « l’Amérique est de retour », profitant de cette tribune majeure pour s’adresser directement aux électeurs à l’approche des élections de mi-mandat de 2026, dans un contexte de popularité fragile.

Le président Donald Trump a prononcé mardi soir son discours sur l’état de l’Union, le plus long de l’histoire, durant lequel il a mis en avant le bilan de son administration tout en affrontant ouvertement les démocrates. Dès l’ouverture, il a proclamé que « l’Amérique est de retour », profitant de cette tribune majeure pour s’adresser directement aux électeurs à l’approche des élections de mi-mandat de 2026, dans un contexte de popularité fragile.

Le président Donald Trump prononce le discours sur l'état de l'Union dans la salle de la Chambre des représentants du Capitole des États-Unis à Washington, le 24 février 2026. Kevin Lamarque/Reuters
Le président Donald Trump prononce le discours sur l’état de l’Union dans la salle de la Chambre des représentants du Capitole des États-Unis à Washington, le 24 février 2026. Kevin Lamarque/Reuters

Boycott et tensions avec les démocrates

Plus de 70 élus démocrates ont boycotté le discours, tandis qu’une douzaine d’autres ont quitté l’hémicycle au fil de l’intervention de 108 minutes. La gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, a assuré la réponse officielle du Parti démocrate. Les échanges ont été particulièrement tendus lorsque Trump a exhorté les élus à se lever pour soutenir sa politique migratoire, provoquant une vive réaction de la représentante Ilhan Omar.

Économie et immigration au cœur du message

Le chef de l’État a défendu son action sur l’économie, évoquant une baisse des prix du carburant, un marché boursier dynamique et une inflation qu’il affirme être en recul, rejetant la responsabilité de la hausse passée sur les démocrates. Il a également promis de réduire le coût des soins de santé et appelé le Congrès à soutenir ses réformes sur les prix des médicaments.

Sur l’immigration, Trump s’est félicité de la baisse des passages à la frontière et a justifié sa politique de fermeté, mettant en avant des témoignages de familles américaines affectées par l’immigration illégale et appelant les républicains à faire adopter le SAVE America Act.

Moments symboliques et hommages

Le président a salué l’équipe féminine américaine de hockey sur gazon, médaillée d’or à Milan, annonçant leur prochaine visite à la Maison-Blanche malgré leur absence au discours. Un autre moment marquant a été son hommage à Erika Kirk, veuve du militant conservateur Charlie Kirk, sous les applaudissements du vice-président JD Vance. La cheffe démocrate Nancy Pelosi s’est également levée pour applaudir lorsque Trump a condamné la violence politique.

Affrontement avec la Cour suprême

Sous le regard de plusieurs juges présents dans la salle, Trump a vivement critiqué la Cour suprême des États-Unis pour sa récente décision invalidant une grande partie de ses droits de douane internationaux. Qualifiant ce jugement de « regrettable » et « décevant », il a affirmé qu’il poursuivrait cette politique commerciale en s’appuyant sur d’autres bases juridiques, y compris sans l’aval du Congrès.

Mise en garde ferme à l’Iran

Évoquant la montée des tensions au Moyen-Orient, Trump a lancé un avertissement direct à Iran, affirmant que Téhéran ne serait jamais autorisé à se doter de l’arme nucléaire. Il a reconnu l’existence de négociations en cours, tout en regrettant l’absence d’un engagement clair de l’Iran à y renoncer définitivement. Se disant favorable à la diplomatie, le président a toutefois insisté sur la détermination des États-Unis à empêcher toute menace nucléaire.
En conclusion de son discours de 1 h 41, Donald Trump a évoqué un ton résolument historique : « L’âge d’or de l’Amérique est devant nous. La révolution commencée en 1776 n’est pas terminée. » Cette déclaration illustre sa volonté de se positionner comme le défenseur d’une vision patriotique et transformationnelle, reliant son agenda contemporain aux idéaux fondateurs du pays. Elle cherche à inspirer ses partisans tout en encadrant le récit politique autour d’un sentiment de continuité historique et de renouveau national.

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