Dans une note publiée le mercredi 22 avril 2026, le Programme alimentaire mondial annonce un renforcement de sa réponse d’urgence en Haïti grâce à une nouvelle contribution du gouvernement des États-Unis. Cette aide permettra de fournir une assistance alimentaire à plus de 390 000 personnes sur une période de 18 mois, dans un contexte où environ 5,9 millions d’Haïtiens font face à une insécurité alimentaire aiguë ou sévère.

Assistance d’urgence et lutte contre la malnutrition
Le programme prévoit la distribution de vivres, notamment du riz, des haricots et de l’huile végétale, à des populations en situation critique, incluant des familles déplacées. Des aliments fortifiés et spécialisés seront également fournis, accompagnés d’activités de dépistage et de sensibilisation afin de prévenir la malnutrition, en particulier chez les enfants.
Extension des repas scolaires
Le financement permettra d’élargir le programme de cantines scolaires à 100 000 élèves supplémentaires pour l’année académique 2026-2027, principalement dans les zones de Port-au-Prince affectées par la violence. Actuellement, plus de 600 000 enfants bénéficient déjà de ce programme, qui représente souvent leur principal repas quotidien.
Dans le cadre de la gestion des risques, environ 3 300 tonnes de denrées seront prépositionnées pour répondre rapidement aux urgences liées aux ouragans, aux inondations ou aux sécheresses, renforçant ainsi la capacité d’intervention humanitaire.
Une réponse humanitaire élargie
En 2025, le PAM a assisté plus de 2,7 millions de personnes en Haïti. Avec ce nouveau soutien, l’organisation entend poursuivre ses actions en collaboration avec les autorités haïtiennes et ses partenaires afin de répondre aux besoins alimentaires, soutenir l’éducation et réduire les risques de malnutrition à l’échelle nationale.
Ce nouvel appui renforce la réponse humanitaire face à l’urgence alimentaire, mais il souligne aussi la dépendance persistante du pays à l’aide extérieure pour faire face à des besoins de plus en plus massifs. Dans un contexte où l’insécurité alimentaire touche une large part de la population, la question demeure : ces interventions ponctuelles suffisent-elles à apporter une solution durable, ou ne font-elles que repousser une crise structurelle qui s’aggrave ?


