Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 juillet 2025, la commune de Marchand-Dessalines, située à une trentaine de kilomètres des Gonaïves, a été la cible d’une violente attaque armée. Des membres du gang « Kokorat San Ras » ont pris d’assaut la ville aux premières heures du matin, incendiant le commissariat de police.

D’après Le Nouvelliste, le maire Dunord Ciléus a confirmé les faits, précisant que seul le bâtiment du commissariat a été endommagé et qu’aucune perte en vie humaine n’était à signaler. Il a également indiqué que le véhicule de police détruit par les flammes était déjà hors d’usage avant l’attaque.
Une opération menée au petit matin
Selon des témoignages rapportés par Le Nouvelliste, les assaillants ont pénétré dans la ville vers 2 h du matin, tirant des rafales d’armes automatiques. Le feu aurait été mis au commissariat entre 3 h et 4 h, avant que les malfaiteurs ne se retirent autour de 6 h. Le maire a toutefois souligné qu’il ne disposait pas encore d’informations précises sur d’éventuelles victimes ou vols de motocyclettes au cours de l’attaque.
Liancourt et Petite-Rivière également attaquées
Cette offensive contre Marchand-Dessalines s’inscrit dans une série d’attaques coordonnées qui ont visé plusieurs communes de l’Artibonite dans la même nuit. À Liancourt, les gangs ont tué, blessé et enlevé plusieurs membres de la population civile. À Petite-Rivière de l’Artibonite, la situation reste tout aussi alarmante, avec des populations terrorisées par les agissements répétés du gang « Gran Grif ».
Un climat d’insécurité généralisée
La tension est à son comble dans ces communes, où la violence des gangs perturbe gravement le quotidien des habitants. Les actes criminels de plus en plus fréquents plongent la population dans la peur et l’incertitude.
Un appel urgent à l’action policière
Face à cette recrudescence d’attaques armées, des résidents de Marchand-Dessalines appellent le directeur départemental de la police dans l’Artibonite, Calerbe Exantus, à renforcer d’urgence les mesures de sécurité, notamment dans les commissariats jugés vulnérables. Nombreux sont ceux qui craignent que ces attaques simultanées ne marquent le début d’une nouvelle escalade de la violence dans la région.


