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Mojtaba Khamenei désigné pour succéder à son père

Iran, lundi 9 mars 2026 - Selon les médias d’État iraniens, Mojtaba Khamenei, deuxième fils de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, aurait été choisi par l’Assemblée des experts d’Iran pour prendre la tête du pays après la mort de son père. Cette désignation intervient dans un contexte de guerre majeure opposant la République islamique à une coalition menée par les États-Unis et Israël, qui viserait un changement de régime à Téhéran.

Iran, lundi 9 mars 2026 – Selon les médias d’État iraniens, Mojtaba Khamenei, deuxième fils de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, aurait été choisi par l’Assemblée des experts d’Iran pour prendre la tête du pays après la mort de son père. Cette désignation intervient dans un contexte de guerre majeure opposant la République islamique à une coalition menée par les États-Unis et Israël, qui viserait un changement de régime à Téhéran.

Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 30 octobre 2024. KHAMENEI.IR/AFP
Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 30 octobre 2024. KHAMENEI.IR/AFP

La mort d’Ali Khamenei lors de frappes à Téhéran

Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei était depuis plusieurs années considéré par certains analystes comme un successeur potentiel. Son père, Ali Khamenei, aurait été tué samedi dernier lors d’une série de frappes aériennes menées à Téhéran au début de l’offensive américano-israélienne. Selon les médias iraniens, l’attaque aurait également coûté la vie à l’épouse du guide suprême, à l’épouse de Mojtaba et à l’un de ses fils. On ignore toutefois si Mojtaba Khamenei se trouvait sur place au moment des frappes.

Menaces d’Israël et mise en garde de Donald Trump

Les Forces de défense israéliennes ont averti dimanche que tout nouveau dirigeant iranien — ainsi que les membres de l’Assemblée ayant participé à sa désignation — pourrait être considéré comme une cible dans le cadre de la campagne militaire contre l’Iran. De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que ce nouveau leader « ne resterait pas longtemps en place » si Téhéran n’obtenait pas d’abord l’aval de Washington.

Malgré les frappes et les menaces, l’Assemblée des experts — composée de 88 membres — a poursuivi le processus de désignation du nouveau guide suprême. Mardi, des avions israéliens auraient bombardé le bâtiment de l’institution dans la ville de Qom. Selon l’ayatollah Mohsen Qomi, membre de l’Assemblée, la procédure de sélection entrait dans sa phase finale jeudi, d’après des propos rapportés par l’agence Mehr.

Un personnage influent mais discret

Les spécialistes décrivent Mojtaba Khamenei comme une figure très influente au sein du système politique iranien, bien que relativement discrète sur la scène publique et internationale. Plusieurs analystes estiment toutefois que son manque de stature religieuse et la réticence d’une partie du régime face à une succession dynastique constituaient des obstacles potentiels à son accession au pouvoir.

Né en 1969 dans la ville de Mashhad, dix ans avant la Révolution islamique iranienne de 1979 menée par Ruhollah Khomeini, Mojtaba Khamenei a participé à la guerre Iran‑Irak au sein du bataillon Habib ibn Mazahir al-Asadi.

Il s’est également impliqué dans la vie politique iranienne, notamment en soutenant les campagnes présidentielles de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad en 2005 et 2009. Cette dernière élection avait provoqué d’importantes manifestations contestant les résultats, accusés de fraude. Les forces de sécurité avaient violemment réprimé ces protestations, et plusieurs observateurs estiment que Mojtaba Khamenei a joué un rôle central dans cette réponse du pouvoir.

Une influence au cœur du pouvoir iranien

Depuis lors, avec le soutien direct de son père, Mojtaba Khamenei aurait consolidé son influence au sein du bureau du guide suprême. De nombreux analystes le décrivent comme une figure clé agissant souvent en coulisses mais participant activement aux grandes décisions politiques de la République islamique.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a averti que le futur guide suprême iranien pourrait rapidement perdre le pouvoir s’il ne bénéficie pas de l’aval de Washington. Dans une interview accordée à ABC News, il a affirmé que le nouveau dirigeant « devra obtenir l’approbation des États-Unis », ajoutant que sans cela « il ne va pas durer longtemps ».

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