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Mort de Wanderson Zamy : réactions du MENFP et de la Primature

Le lundi 18 août 2025, Wanderson Zamy, âgé de 19 ans et fraîchement diplômé du baccalauréat, a perdu la vie lors d’un sit-in organisé par une dizaine d’enseignants stagiaires devant les locaux du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), à Port-au-Prince. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, il aurait été atteint d’une balle à la poitrine. Plusieurs témoins affirment qu’un agent de sécurité du ministère aurait ouvert le feu en direction des manifestants. Le jeune homme n’a pas pu être pris en charge à temps et est décédé sur la route de l’hôpital.

Un jeune bachelier tué lors d’un sit-in

Le lundi 18 août 2025, Wanderson Zamy, âgé de 19 ans et fraîchement diplômé du baccalauréat, a perdu la vie lors d’un sit-in organisé par une dizaine d’enseignants stagiaires devant les locaux du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), à Port-au-Prince. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, il aurait été atteint d’une balle à la poitrine. Plusieurs témoins affirment qu’un agent de sécurité du ministère aurait ouvert le feu en direction des manifestants. Le jeune homme n’a pas pu être pris en charge à temps et est décédé sur la route de l’hôpital.

Zamy Wanderson, jeune bachelier tué lors d'un sit-in. (Photo publiée par Le Nouvelliste)
Zamy Wanderson, jeune bachelier tué lors d’un sit-in. (Photo publiée par Le Nouvelliste)

La réaction du MENFP

Dans un communiqué publié le 19 août, le MENFP a exprimé sa « condamnation sans réserve » de la mort de Wanderson Zamy et présenté ses condoléances à sa famille, ses proches et la communauté éducative. Augustin Antoine, le ministre de l’éducation nationale s’est entretenu avec les parents du défunt et a exprimé ses sympathies.

Le ministère a déploré « une vie détruite, une promesse gaspillée, un rêve brisé », rappelant que Wanderson Zamy était perçu comme un étudiant prometteur, un sportif talentueux et un influenceur actif sur les réseaux sociaux. Le MENFP a assuré qu’il allait collaborer avec les autorités policières et judiciaires pour élucider les circonstances de ce décès. Il a également souligné la nécessité de privilégier les mécanismes institutionnels de dialogue pour prévenir de tels drames.

La position de la Primature

Le lendemain, la Primature a publié un communiqué condamnant « avec la plus extrême fermeté » l’assassinat du jeune écolier. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a présenté ses condoléances à la famille et à l’ensemble de la communauté éducative, qualifiant l’acte de « barbare » et « indigne de la société ».

Il a annoncé que des instructions fermes avaient été données afin que toute la lumière soit faite sur ce drame et que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice.

Un appel à l’unité nationale

Tout en reconnaissant la gravité de la situation sécuritaire, le Premier ministre a appelé la population à rester unie et vigilante, refusant de céder à la peur. Le gouvernement, a-t-il affirmé, travaille « jour et nuit » avec les institutions concernées pour rétablir la paix et renforcer la sécurité.

La mémoire de Wanderson Zamy est présentée par la Primature comme un symbole de la jeunesse haïtienne en quête de savoir et d’avenir. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à protéger la vie, défendre la dignité humaine et promouvoir la justice.

Comment l’État peut-il prétendre protéger la jeunesse et garantir le droit à la vie, alors même qu’un jeune bachelier est mort devant les locaux d’un ministère, possiblement sous les balles d’un agent censé assurer la sécurité publique ? Les enseignants n’ont-ils pas le droit de manifester, et pourquoi l’État recourt-il à la violence au lieu d’utiliser d’autres moyens pour apaiser la colère et le mécontentement des manifestants ? »

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