Au dix-neuvième jour du conflit au Moyen-Orient, les tensions ne montrent aucun signe d’apaisement. Le ministre isrélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé hier mardi qu’Israël avait tué le chef de la sécurité iranien, Ali Larijani. Figure centrale de la réponse militaire de Téhéran et grand stratège de guerre, il faisait partie des leaders les plus influents en Iran. Israël a également annoncé mené des bombardements de grande envergure contre Téhéran et contre le Hezbollah pro-iranien dans la banlieue sud de Beyrouth.
Les gardiens de la révolution ont, en réaction, juré de traquer Benjamin Netanyahou, et de le tuer.

Le haut commandement iranien dans le viseur des autorités israéliennes
Selon plusieurs observateurs, Israël a réalisé un coup de maître en éliminant deux des principaux dirigeants iraniens, le chef de l’appareil sécuritaire, Ali Larijani, et le général Gholamréza Soleimani, qui dirigeait la force paramilitaire Bassidj, l’appareil répressif central de l’Iran. Pour Benjamin Netanyahou, l’assassinat de ces dirigeants permet aux iraniens de reprendre leur destin en main.
Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le ministre de la défense israélien, Israël Katz, autorisent la mise à mort de tout haut responsable iranien. Ce mercredi, Israël aurait éliminé également le ministre iranien du Renseignement, Esmaïl Khatib.
Dans un interview sur Fox News, Stephen Miller, un haut conseiller de la maison blanche a déclaré que “leur chaîne de commandement est en train de se faire déchiqueter”.
Téhéran promet de venger ses morts
Face à ces attaques contre leurs dirigeants, le gouvernement iranien promet de répondre. Au travers d’un texte, le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, promet de venger leurs morts. Les funérailles d’Ali Larijani sont prévues ce jeudi, dans la ville sainte de Qom. Téhéran annonce que désormais, la guerre va frapper tout le monde.
L’administration iranienne s’en prend aux installations énergétiques, portant ainsi un nouveau coup dur aux hydrocarbures. Le site industriel de Ras Laffan, au Qatar, a subi de forts dégâts après une attaque iranienne ce mercredi.
Le cours pétrolier en hausse
Les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient se sont fait ressentir sur le cours du pétrole. Ce mardi, le cours du pétrole a augmenté de 5%. Plusieurs installations énergétiques stratégiques ont été attaquées. Selon les autorités libanaises, des frappes ont fait trois morts parmi les soldats de l’armée ce mardi. Plusieurs explosions ont également été entendues ce matin aux Émirats arabes unis, et au Qatar selon des journalistes de l’AFP qui se trouvent sur place. Le ministère de la Défense des Émirats a quant à lui annoncé avoir intercepté une attaque de missile.
Donald Trump appelle à l’aide pour la sécurité du Détroit d’Ormuz
Après avoir déclaré avoir détruit 100% des capacités militaires de l’Iran dans un message sur Truth, le président américain, Donald Trump, à tout de même tenu à lancer un appel à ses alliés, afin que ces derniers puissent l’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz. Cet appel avait précisément pointé du doigt les alliés européens, mais aussi l’Australie, le Japon et la Corée du Sud. Cet appel a été rejeté par la plupart de ces pays qui refusent de prendre part à l’initiative américaine.
Emmanuel Macron refuse d’intervenir pour sécuriser le Détroit d’Ormuz
Ces refus ont poussé Donald Trump à mettre la pression au président français, Emmanuel Macron, le menaçant à demi-mot sur les intérêts stratégiques de la France à les aider, tout en adoptant un rôle paternaliste, lui donnant une note de 9 sur 10 par rapport à sa position au conflit. Malgré ces menaces, ce mardi, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé qu’il ne prendrait point part aux opérations de sécurité dans le détroit d’Ormuz.
“Nous ne sommes pas partie prenante au conflit, et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel” a t-il déclaré en réponse à Trump. “Par contre, nous sommes convaincus qu’une fois la situation plus calme, c’est-à-dire une fois que le cœur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts avec d’autres nations à prendre la responsabilité de ce système d’escorte » a-t-il ajouté à la suite de cette réponse.
Donald Trump pète un coup de gueule face au refus de ses alliés
Ces désistements n’ont point laissé indifférent le président américain. “Nous n’avons plus besoin et nous ne voulons plus de l’aide des pays de l’OTAN. Nous n’en avons jamais eu besoin”, a-t-il déclaré après leurs réponses à sa requête. Selon Donald Trump, les alliés des États-Unis et l’OTAN ont fait une erreur stupide. “Je pense que l’OTAN fait une erreur vraiment stupide”, a-t-il déclaré à la presse depuis le bureau ovale de la Maison-Blanche.
Le détroit d’Ormuz, point stratégique où transite 20% du commerce pétrolier mondial, reste par conséquent sous le contrôle des gardiens de la révolution.
Le Liban meurtri par la guerre
Israël continue de mener des attaques au Liban, et de causer de nombreuses victimes. Ce mercredi, des frappes israéliennes ont fait 12 morts et 41 blessés au cœur de Beyrouth, selon le ministère libanais de la Santé. Depuis le 2 mars, Israël a tué au Liban 968 personnes, dont 116 enfants, 77 femmes et 40 personnels de santé. L’UE appelle Israël à arrêter ses attaques, jugeant qu’elles ne font qu’aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique, avec près d’un million de déplacés. C’est le deuxième pays le plus touché par cette guerre lancée par Israël et les Etats-Unis.
Selon les données de l’Human Rights Activists News Agency, 3099 personnes ont été tuées, dont 1351 civils, et au moins 207 enfants . Ces données ont été recueillies des rapports de terrain, des contacts locaux, des sources médicales d’urgence, des réseaux de la société civile, des documents annexes et libres.
Samuel Mintor


