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Première séance de pourparlers entre les iraniens et les américains pour aboutir à un accord actant la fin du conflit

Washington et Téhéran ont tenu, ce lundi, une première séance de pourparlers afin de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Réunis dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, les délégations américaine et iranienne ont validé le protocole d’accord.

Washington et Téhéran ont tenu, ce lundi, une première séance de pourparlers afin de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Réunis dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, les délégations américaine et iranienne ont validé le protocole d’accord. Les gouvernements pakistanais et qataris ont salué des progrès encourageants dans un communiqué conjoint. 

PHOTO NATHAN HOWARD, AGENCE FRANCE-PRESSE Le vice-président des États-Unis J.D. Vance lors de la première séance de négociations avec l’Iran, en Suisse, le 21 juin 2026
PHOTO NATHAN HOWARD, AGENCE FRANCE-PRESSE
Le vice-président des États-Unis J.D. Vance lors de la première séance de négociations avec l’Iran, en Suisse, le 21 juin 2026

Les délégations américaine et iranienne se sont accordées un délai de 60 jours afin de parvenir à un accord définitif. Ce qui annonce d’ores et déjà un démarrage de nouvelles discussions techniques pour la semaine. 

Des délégations hautement représentées

Côté iranien, la délégation était conduite par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et par le président du parlement iranien, qui officie également en tant que négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf. Côté américain étaient présents le vice-président J.D Vance, l’émissaire américain Steve Weetkoff, et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. 

“La médiation pakistanaise et qatari a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban”, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. 

Que comprend le protocole d’accord ?

Parmi les principaux points du protocole d’accord figure la création d’une cellule de gestion de conflit. Cette unité sera mise en place par Téhéran et Washington, et rassemblera les différentes parties et la République du Liban, afin de garantir le respect de la cessation des opérations militaires. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a toutefois assuré que son armée ne se retirerait pas du sud du pays.

  • Création d’une cellule de gestion de crise

L’initiative de la création de cette cellule fait suite à des affrontements qui ont eu lieu ce weekend entre Israël et le Hezbollah. Israël a mené des attaques au Liban, malgré le protocole d’accord qui prévoyait la fin des hostilités sur tous les fronts, causant plusieurs victimes au Sud du pays. A la suite de cet affrontement, les pourparlers devant se tenir ont été reportés, et Téhéran avait annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz. 

  • Rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz

Le protocole aborde également la sécurité du détroit d’Ormuz. Les deux délégations ont convenu d’établir une ligne de communication afin d’assurer une passerelle pour les navires commerciaux dans le détroit. Le trafic commercial sera rétabli dans un délai de 30 jours, suivant le déménagement du détroit. Téhéran entend toutefois imposer des droits de redevance pour les services de navigation, a prévenu le négociateur iranien en chef. 

  • Levée du blocus américain

Sur le plan économique, les deux parties se sont entendues sur la levée des restrictions sur les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques. Le blocus américain quant à lui sera progressivement levé, et les avoirs iraniens seront graduellement débloqués. Un plan de reconstruction et de développement majeur a été lancé pour un montant de 300 milliard de dollars, selon le protocole. 

Un diplomate américain a assuré qu’ils ont mené des discussions approfondies sur tous les aspects de l’accord nucléaire. Le nucléaire sera l’un des points majeurs, et les plus délicats à aborder dans l’accord final. Depuis des décennies, ce sujet empoisonne les relations bilatérales entre les États-Unis et l’Iran.

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