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Pressions internationales : États-Unis, Canada et ONU disent non à la déstabilisation d’Haïti

Dans une déclaration publiée mercredi soir sur son compte officiel X (ex-Twitter), l’ambassade des États-Unis en Haïti a réitéré son appui au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Washington met en garde contre toute initiative visant à modifier la composition de l’exécutif à l’approche du 7 février, estimant qu’un tel changement fragiliserait davantage un contexte politique et sécuritaire déjà précaire. Selon les autorités américaines, toute tentative du Conseil présidentiel de transition (CPT) en ce sens serait considérée comme dépourvue de légitimité. Les États-Unis soulignent que le CPT, qui n’est pas issu d’un processus électoral, ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour engager une reconfiguration du gouvernement à ce stade avancé de la transition. Une telle démarche serait, selon Washington, « nulle et non avenue » et irait à l’encontre des efforts en cours pour rétablir un minimum de stabilité institutionnelle en Haïti.

Dans une déclaration publiée mercredi soir sur son compte officiel X (ex-Twitter), l’ambassade des États-Unis en Haïti a réitéré son appui au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Washington met en garde contre toute initiative visant à modifier la composition de l’exécutif à l’approche du 7 février, estimant qu’un tel changement fragiliserait davantage un contexte politique et sécuritaire déjà précaire. Selon les autorités américaines, toute tentative du Conseil présidentiel de transition (CPT) en ce sens serait considérée comme dépourvue de légitimité.

Alix Didier Fils-Aimé, le Premier ministre d’Haïti : les membres du CPT ont signé sa révocation à la tête du pays. (Photo de profil tirée de son compte X)
Alix Didier Fils-Aimé, le Premier ministre d’Haïti : les membres du CPT ont signé sa révocation à la tête du pays. (Photo de profil tirée de son compte X)

Les États-Unis soulignent que le CPT, qui n’est pas issu d’un processus électoral, ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour engager une reconfiguration du gouvernement à ce stade avancé de la transition. Une telle démarche serait, selon Washington, « nulle et non avenue » et irait à l’encontre des efforts en cours pour rétablir un minimum de stabilité institutionnelle en Haïti.

L’ONU appelle à la retenue et à la continuité institutionnelle

Cette position américaine s’inscrit dans une dynamique plus large de mises en garde formulées par les Nations unies. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité tenue le mercredi 21 janvier 2026, plusieurs diplomates ont exprimé leur inquiétude face à l’absence de progrès concrets dans l’établissement d’un cadre de gouvernance crédible après le 7 février. La représentante de la Lettonie, Sanita Pavļuta-Deslandes, a notamment souligné que les efforts déployés jusqu’à présent n’ont pas permis de dégager une solution consensuelle.

Le représentant spécial des Nations unies en Haïti, Carlos Ruiz-Massieu, a pour sa part insisté sur la nécessité de mettre fin aux manœuvres politiques internes. Il a appelé les acteurs haïtiens à préserver la continuité institutionnelle, à réduire la fragmentation politique et à concentrer leurs efforts sur la préparation des élections, prévues dans les mois à venir.

Le Canada s’aligne et appelle au respect des engagements

Le Canada a également fait connaître sa position sur la situation. Dans un communiqué publié jeudi 22 janvier 2026 sur son compte X, l’ambassade du Canada en Haïti s’est opposée à tout changement de gouvernement à moins de deux semaines de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Ottawa appelle les membres du CPT à respecter leur engagement de quitter leurs fonctions le 7 février et à s’abstenir de toute initiative susceptible de freiner les progrès vers des élections libres et équitables.

Le gouvernement canadien réaffirme son soutien aux efforts visant à rétablir la sécurité dans le pays et à garantir au peuple haïtien son droit souverain et constitutionnel de choisir ses dirigeants par la voie démocratique.

Une crise politique sur fond d’insécurité persistante

Ces prises de position internationales interviennent dans un contexte de forte instabilité. À Port-au-Prince et dans plusieurs régions du pays, la violence des groupes armés continue de s’intensifier, alimentant les craintes d’un vide politique après le 7 février. Selon les Nations unies, plus de 8 100 homicides ont été recensés en Haïti l’an dernier, un chiffre probablement sous-estimé en raison de l’accès limité aux zones contrôlées par les gangs.

Malgré ces défis, les autorités haïtiennes affirment que la Police nationale d’Haïti, avec l’appui de partenaires internationaux, reprend progressivement le contrôle de certaines zones stratégiques. La communauté internationale insiste toutefois sur un point central : sans stabilité institutionnelle et sans cadre politique clair, les efforts sécuritaires et la perspective d’élections crédibles resteront fragiles.

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