Ce jeudi 2 avril, l’humanité a franchi une nouvelle étape dans la conquête spatiale. Quatre astronautes, de la mission Artemis-2, piloté par la NASA, ont mis le cap vers la Lune. Ils participent à une mission de plusieurs jours autour de l’astre, une première depuis 1972, soit plus d’un demi-siècle.

Un lancement parfaitement réussi
A bord du vaisseau Orion, l’équipage laissé avec succès l’orbite terrestre à une poussée puissante, afin de se diriger vers la Lune. Leur trajectoire a été calculée de façon à ce qu’ils puissent être attiré par la lune, et retourner directement vers la terre sans poussée supplémentaire. Et pour un tel schéma, une fois la poussée effectuée, il n’y a aucun retour possible. Il faudra trois à quatre jours à l’équipage pour rejoindre l’astre.
Malgré le succès du lancement, le patron de la NASA, Jared Isaacman, insiste sur le risque que présente l’aventure. Il s’agit avant tout d’un test, martèle t-il. Cette mission Artemis-2, ouvre la voie à un retour des Américains sur la Lune en 2028, et cette fois, ce sera pour y rester.
Le plus lointain voyage de l’humain
Depuis la fin du programme Apollo en 1972, l’humain n’avait plus exploré l’astre. Les vols se limitaient aux alentours de la Station Spatiale Internationale (ISS). Située à plus de 380 000 kilomètres, la Lune est mille fois plus loin de la Terre que l’ISS.
Composé des Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, et du Canadien Jeremy Hansen, l’équipage sera le premier à effectuer un aussi lointain voyage.
Le programme a coûté des dizaines de milliards de dollars et il a eu des années de retard. Pour l’instant, tout semble bien se passer pour les astronautes qui ont donné de leurs nouvelles depuis.


