Ce jeudi 4 septembre, l’Elysée a tenu une visioconférence à laquelle ont pris part une trentaine de pays alliés de l’Ukraine. En conférence de presse après cette rencontre, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré en conférence de presse que 26 pays se sont engagés formellement à déployer leurs troupes en Ukraine dès qu’il y aura un cessez-le-feu. Une annonce qui n’a pas du tout été du goût du Kremlin.

Une force de réassurance pour l’Ukraine
Cette rencontre a été co présidée par le président français et le chancelier allemand. Aux côtés du président ukrainien, Emmanuel Macron a annoncé que 26 pays se sont formellement engagés à déployer, comme forces de réassurance, des troupes en Ukraine ou à être présents sur le sol, dans les mers ou dans les airs. Ces troupes, selon le président français, seraient déployées dans des zones géographiques en cours de définition, et non des zones de contact.
Emmanuel Macron a toutefois refusé de donner des détails sur les contributions par pays, le nombre de soldats, arguant que c’est une ligne de défense qui concerne la France et l’Ukraine . Par contre, il a assuré que l’Allemagne, l’Italie et la Pologne étaient des contributeurs importants.
Les troupes internationales, qui seront une garantie de sécurité, se déploieront dès l’obtention d’un cessez-le-feu, d’un armistice ou d’un traité de paix. Par ailleurs, Macron a assuré que l’objectif de cette entreprise ne consiste pas à mener une guerre contre la Russie, mais de la dissuader de mener une nouvelle attaque sur l’Ukraine.
Quoique l’Italie et l’Allemagne fassent partie des 26, la première ministre italienne, Giorgia Meloni, a affirmé que des troupes italiennes ne seraient pas déployées sur le sol ukrainien. Elle soutiendrait un probable cessez-le-feu par des surveillances, et des formations à l’extérieur du territoire ukrainien. Quant à l’Allemagne, elle compte contribuer à renforcer la défense antiaérienne de l’Ukraine, et équiper ses forces terrestres.
En quête du soutien américain à cette coalition
Après la visioconférence, le président français a échangé avec Donald Trump. Selon Emmanuel Macron, le soutien américain à ces garanties serait finalisé dans quelques jours. Il a ajouté que les Etats-Unis étaient d’accord pour faire partie de ces garanties après l’obtention d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Côté américain, aucune confirmation n’a pas encore été faite en ce sens.
L’Ukraine et la Russie, deux salles deux ambiances face à cette annonce
Le président ukrainien a salué cette décision, elle la juge concrète. “Nous établissons quel pays peut participer à quel moment, et dans quelle composante: qui peut aider dans le ciel, en mer, dans l’espace cyber et qui peut contribuer financièrement”, a-t-il déclaré.
Il a également mentionné que la volonté de la Russie ne consiste point à mettre fin à la guerre. Outre cela, il a ajouté :“Nous voyons comme une des garanties de sécurité notre adhésion à l’Union européenne”, a aussi indiqué le président ukrainien, estimant qu’il s’agit d’une assurance “économique et géopolitique”.
Du côté russe, la réaction ne s’est pas fait attendre. “Si des forces, quelles qu’elles soient, apparaissent sur place, surtout maintenant, au moment où des combats sont en cours, nous partirons du principe qu’elles seront des cibles légitimes”, a déclaré Vladimir Poutine alors qu’il participait à un forum économique à Vladivostok. Il a ajouté que si des troupes se déploient maintenant, alors qu’ils combattent, elles seraient des cibles légitimes. Par contre, pourquoi envoyer des troupes après si un cessez-le-feu est obtenu, juge t-il.


