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Les États-Unis annoncent leur retrait de l’UNESCO : une décision aux répercussions internationales

Le président américain Donald Trump a officiellement annoncé le retrait des États-Unis de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), une décision qui prendra effet à la fin du mois de décembre 2026. Il s’agit d’un second désengagement après celui décidé en 2017 au début de son premier mandat. Cette mesure s’inscrit dans la ligne politique du président Trump, qui remet régulièrement en question l’implication des États-Unis dans certaines institutions internationales.

Le président américain Donald Trump a officiellement annoncé le retrait des États-Unis de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), une décision qui prendra effet à la fin du mois de décembre 2026. Il s’agit d’un second désengagement après celui décidé en 2017 au début de son premier mandat. Cette mesure s’inscrit dans la ligne politique du président Trump, qui remet régulièrement en question l’implication des États-Unis dans certaines institutions internationales.

Un choc pour l’UNESCO, malgré une préparation anticipée

Basée à Paris et fondée après la Seconde Guerre mondiale pour promouvoir la paix par la coopération éducative, scientifique et culturelle, l’UNESCO compte aujourd’hui 194 États membres. L’annonce américaine, bien que regrettée par sa directrice générale Audrey Azoulay, n’est pas une surprise : l’Organisation s’y était préparée. Elle assure que cette décision n’entraînera aucun licenciement immédiat.

Selon Mme Azoulay, cette décision va à l’encontre des principes du multilatéralisme et pourrait impacter négativement plusieurs partenaires américains, tels que des universités, des villes et des communautés aspirant à inscrire des sites au patrimoine mondial ou à intégrer divers réseaux créatifs et éducatifs soutenus par l’UNESCO.

Photo tirée de la page officielle du Département d’Etat des Etats-Unis

L’impact budgétaire limité grâce aux réformes

Depuis le premier retrait en 2017, l’UNESCO a engagé des réformes structurelles significatives et a élargi ses sources de financement. La part du budget total provenant des États-Unis, qui représentait une part notable dans le passé, n’est aujourd’hui plus que de 8 %. Par comparaison, certaines autres agences onusiennes dépendent à hauteur de 40 % du financement américain. L’UNESCO affirme par ailleurs que son budget global a connu une croissance continue ces dernières années, grâce à l’appui renforcé d’autres États membres et de donateurs privés. Ces contributions volontaires ont doublé depuis 2018.

Une mission poursuivie malgré les tensions

Malgré les retraits successifs de Washington, l’UNESCO a maintenu et même intensifié ses efforts à l’échelle mondiale. Elle continue de superviser un vaste réseau de programmes et d’institutions : plus de 2 000 sites du patrimoine mondial, des réserves de biosphère, des géoparcs, des villes créatives et apprenantes, ainsi que 13 000 écoles et centres de recherche affiliés dans 54 pays.

Audrey Azoulay a rappelé que l’UNESCO reste déterminée à poursuivre sa mission de promotion de la paix, de la culture et de l’éducation, indépendamment des décisions individuelles de ses membres.

Une continuité assurée, mais une relation fragilisée

L’annonce du retrait américain soulève une fois de plus la question des relations entre les États-Unis et les institutions multilatérales. Si le mandat de Joe Biden avait brièvement permis le retour américain dans l’UNESCO, la nouvelle décision marque une rupture durable, au moins jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump. L’impact à long terme dépendra en grande partie de l’évolution des priorités politiques à Washington et du rôle que les futures administrations souhaitent accorder à la coopération internationale.

Le retrait des États-Unis de l’UNESCO constitue un signal fort dans le paysage diplomatique mondial. Si l’organisation semble aujourd’hui mieux armée pour absorber ce désengagement, les implications symboliques et politiques restent importantes, notamment en matière de coopération éducative et culturelle à l’échelle mondiale. Alors, est-ce que ce retrait aura des répercussions sur la capacité de l’UNESCO à poursuivre sa mission ?


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