Le jeudi 7 août 2025, les États-Unis ont doublé la prime pour l’arrestation de Nicolas Maduro, portant la récompense à 50 millions de dollars. Le président vénézuélien est accusé de trafic de drogue, de corruption et de collaboration avec des cartels criminels internationaux.

Une décision musclée de Washington
Pam Bondi, ministre américaine de la Justice, a annoncé cette nouvelle mesure via la plateforme X, précisant que cette récompense s’appliquait à toute information menant à l’arrestation de Maduro, inculpé pour narcotrafic depuis 2020. Le président vénézuélien est soupçonné d’avoir orchestré, à la tête d’un cartel, l’exportation de centaines de tonnes de drogue vers les États-Unis, en lien avec les FARC colombiennes et des organisations comme le Tren de Aragua et le cartel mexicain de Sinaloa.
Une réélection contestée et des tensions persistantes
Cette offensive judiciaire s’inscrit dans un contexte politique tendu. Washington n’a jamais reconnu la réélection de Nicolas Maduro à un troisième mandat en 2024, qualifiée de “simulacre” par l’administration américaine. Le président américain Donald Trump, revenu à la Maison Blanche, a durci les sanctions économiques, notamment l’embargo pétrolier, pour isoler Caracas sur la scène internationale.
Une réponse virulente du Venezuela
La réaction du régime vénézuélien n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a qualifié cette annonce de “pathétique opération de propagande”, dénonçant une tentative d’ingérence orchestrée par les États-Unis. Il a affirmé que cette stratégie vise à plaire à “l’extrême droite vaincue du Venezuela”. Caracas a également accusé Washington d’être à l’origine de divers complots et d’attentats déjoués sur le territoire.
Enjeux géopolitiques et tensions régionales
Au-delà de la traque de Nicolas Maduro, cette annonce renforce l’image d’un affrontement stratégique entre Washington et Caracas. En doublant la prime, les États-Unis envoient un signal fort à la communauté internationale, accentuant la pression pour une transition politique au Venezuela. Cette initiative pourrait raviver les tensions diplomatiques, notamment avec les pays latino-américains encore alliés de
Cette offensive judiciaire et financière de Washington suffira-t-elle à ébranler le pouvoir de Maduro ou contribuera-t-elle à renforcer son discours de victimisation face à “l’impérialisme américain” ?


