Le président Donald Trump a officiellement mis fin à la protection des services secrets accordée à l’ancienne vice-présidente Kamala Harris, annulant ainsi la prolongation décidée par Joe Biden. Cette décision a été confirmée jeudi 28 août 2025, selon une copie du mémorandum consultée par ABC News.

Un mémorandum adressé à la Sécurité intérieure
Le document, envoyé à Kristi Noem, secrétaire du département de la Sécurité intérieure, stipule :
« Vous êtes par la présente autorisé à mettre fin à toutes les procédures liées à la sécurité précédemment autorisées par le mémorandum exécutif, au-delà de celles requises par la loi, pour la personne suivante, à compter du 1er septembre 2025 : l’ancienne vice-présidente Kamala D. Harris. »
Une protection annulée juste avant une tournée médiatique
Cette révocation intervient alors que Kamala Harris s’apprête à entamer une tournée promotionnelle dans plusieurs villes pour la sortie de ses mémoires, 107 Days, retraçant sa brève campagne présidentielle. Le livre est prévu pour le 23 septembre 2025. Cette tournée remplacera Harris sous les projecteurs, bien plus qu’elle ne l’a été depuis son départ de ses fonctions, période durant laquelle elle avait participé à très peu d’événements publics.
« La vice-présidente remercie le Secret Service pour son professionnalisme, son dévouement et son engagement sans faille en matière de sécurité », a déclaré Kirsten Allen, conseillère principale de Harris, à CNN.
Une prolongation d’un an annulée
Selon CNN et le New York Times, Kamala Harris bénéficiait d’une protection obligatoire de six mois après son mandat, mais Joe Biden avait signé une directive pour prolonger cette protection d’un an supplémentaire, jusqu’au 21 juillet 2026. La décision de Trump met donc fin prématurément à cette mesure exceptionnelle.
Des menaces persistantes pour les anciens dirigeants
Les présidents et candidats à la présidence restent exposés à des menaces constantes. L’an dernier, Donald Trump avait lui-même été la cible de deux tentatives d’assassinat lors de sa campagne.
Pour Kamala Harris, le niveau de menace était particulièrement élevé : elle était la première femme et première femme noire à occuper le poste de vice-présidente, suscitant une attention accrue de la part des services de sécurité. Ces préoccupations se sont renforcées lorsqu’elle est devenue candidate à la présidence et sont restées élevées jusqu’en janvier 2025, alors que les tensions post-électorales étaient encore vives.
Une série de révocations par Trump
La révocation de la protection de Harris s’inscrit dans une série de mesures similaires prises par Donald Trump. En mars 2025, il avait déjà annulé la protection de plusieurs personnalités, notamment :
L’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas
Les enfants de Joe Biden
L’ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton
L’ancien secrétaire d’État, Mike Pompeo
La suppression de la protection des services secrets met-elle Kamala Harris en danger accru lors de ses déplacements publics ?


