Le président américain Donald Trump a officiellement inscrit Haïti sur la liste des principaux pays de transit ou de production de drogues illicites pour l’exercice 2026. Cette décision figure dans une note transmise au Congrès américain le 15 septembre par le département d’État . Au total, 23 pays sont concernés, parmi lesquels l’Afghanistan, la Chine, la Colombie, le Mexique, la République dominicaine et Haïti.

Une base juridique très américaine
Trump a invoqué les pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution et les lois américaines, notamment la Foreign Relations Authorization Act (FRAA), pour établir cette liste.
Certains pays comme l’Afghanistan, la Colombie, la Bolivie, la Birmanie et le Venezuela ont été pointés comme ayant « manifestement failli » à leurs obligations internationales en matière de lutte contre le trafic de drogues. Toutefois, l’administration américaine reconnaît que la présence sur cette liste ne reflète pas toujours le degré de coopération ou les efforts fournis par chaque gouvernement.
L’alerte sur le fentanyl et les drogues mortelles
Donald Trump a insisté sur la menace que représente le fentanyl et d’autres drogues de synthèse qui alimentent une grave crise sanitaire aux États-Unis. Selon lui, ce trafic est aujourd’hui l’une des principales causes de décès chez les Américains âgés de 18 à 44 ans, avec en moyenne plus de 200 morts par jour liés aux overdoses en 2024. Plus de 40 % des Américains connaissent personnellement une victime de cette épidémie.
Un plan musclé contre le trafic de drogue
Le président américain affirme avoir renforcé la sécurité des frontières, mobilisant policiers et militaires pour limiter l’influence des cartels et des trafiquants. Selon lui, ces efforts commencent à porter leurs fruits, avec une baisse notable des décès par overdose, une première en plus d’une décennie.
Il a déclaré :
« Pour la première fois en quatre ans, notre frontière n’est plus une passoire pour les cartels de la drogue et les trafiquants d’êtres humains. »
La coopération avec le Mexique
Trump a mis en avant la collaboration avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, tout en exhortant le gouvernement mexicain à intensifier ses efforts contre les cartels : démantèlement des laboratoires clandestins, traque des chefs criminels et assèchement de leurs financements.
Les États-Unis réaffirment leur volonté de travailler avec le Mexique et d’autres pays pour endiguer le trafic de stupéfiants.
Haïti déjà visé par des sanctions américaines
Il est important de rappeler que Haïti figure déjà parmi les 12 pays soumis à une interdiction d’entrée sur le sol américain décidée par l’administration Trump au nom de la lutte antiterroriste.
Seuls les résidents permanents légaux, les détenteurs de visas valides et certaines catégories de voyageurs échappent à cette mesure.
Cette restriction avait été mise en place après que Washington a désigné la coalition criminelle “Viv ansanm” et le gang “Gran Grif” comme organisations terroristes étrangères en mai dernier.


