Depuis ce lundi 10 novembre, 191 pays sont réunis à Belém, au Brésil, pour sauver l’action mondiale pour le climat. Ce sommet doit se tenir du 10 au 21 novembre 2025. L’événement a été toutefois marqué par un incident inédit. Des manifestants indigènes ont forcé l’entrée du site de la conférence. Armés de bâtons, ils ont pu franchir le périmètre de sécurité. Leurs revendications portaient sur la justice sociale.

Une COP aux portes de l’Amazonie
La conférence mondiale sur le climat se tient actuellement dans un lieu hautement symbolique, aux portes de l’Amazonie, le poumon vert de la planète. Le message est puissant, l’Amazonie étant un trésor de biodiversité. Ce sommet se tient dans un contexte géopolitique particulier, entre conflit militaire et économique.
Les dirigeants et les délégations présents doivent mener des projets pratiques sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la sortie des énergies fossiles, et les moyens de financement pour les actions climatiques.
Des autochtones revendiquent pour protéger leurs droits
Plusieurs manifestants autochtones ont pris d’assaut le site de la conférence, afin de faire entendre leurs voix. Armés de bâtons et de matraques, ils dénonçaient la destruction de leur terre. Leurs réclamations portaient sur la justice économique, les droits fonciers, et l’expansion des énergies fossiles.
Les manifestants arboraient des pancartes portant des slogans tels que: « Notre terre n’est pas à vendre », « On ne mange pas d’argent » ou encore « Nous voulons que nos terres soient libres de l’agro-industrie, l’exploitation pétrolière, minière et des bûcherons illégaux. Ils réclamaient également une taxation des milliardaires pour leur participation dans le dérèglement climatique. Il est à noter que ces groupes sont aux premières loges des victimes du réchauffement climatique.
Soutenus par des étudiants, ils ont pu franchir les portiques de sécurité brièvement avant d’être repoussés par les forces de sécurité de l’ONU. Selon une manifestante de l’Association Rede sustentabilidade Bahia, au micro de l’AFP elle explique que les manifestants voulaient alerter sur la situation des peuples indigènes. Ils ont saisi l’opportunité de revendiquer dans l’espace de la COP, un lieu sous les projecteurs, ce qui va leur permettre de faire entendre leur voix.
L’incident qui s’est produit au deuxième jour de la COP, a amené l’ONU à renforcer ses services de sécurité. Selon le porte-parole de l’ONU, le personnel de sécurité brésilien et des Nations Unies a pris des mesures de protection pour sécuriser le site en suivant tous les protocoles de sécurité établis.
Par ailleurs, il a également annoncé l’ouverture d’une enquête des Nations Unies et des forces brésiliennes. Les négociations de la COP ont pu reprendre, et le site a été sécurisé. Mais deux policiers ont été blessés durant cette manifestation.


