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9ᵉ édition du concours OPC : journalistes, étudiants et écoliers distingués pour leur engagement

La cérémonie de remise des prix de la 9ᵉ édition du concours national de textes et reportages de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) s’est tenue le lundi 8 décembre 2025 à l’hôtel Montana, à l’occasion des 77 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Plusieurs autorités et représentants d’institutions y ont pris part, parmi eux le Protecteur du citoyen Jean Wilner Morin, le ministre de l’Éducation Augustin Antoine et le représentant du Haut-Commissariat aux droits humains, Arnaud Royer.

La cérémonie de remise des prix de la 9ᵉ édition du concours national de textes et reportages de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) s’est tenue le lundi 8 décembre 2025 à l’hôtel Montana, à l’occasion des 77 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Plusieurs autorités et représentants d’institutions y ont pris part, parmi eux le Protecteur du citoyen Jean Wilner Morin, le ministre de l’Éducation Augustin Antoine et le représentant du Haut-Commissariat aux droits humains, Arnaud Royer.

Des lauréats récompensés pour leur engagement

Dans la catégorie « journalistes », le premier prix a été décerné à Esther Kimberly Bazile et Jonasson Odigène, du journal Le Nouvelliste, pour un reportage consacré aux violences sexuelles subies par des femmes et des filles dans les camps de déplacés. Chez les étudiants, c’est Roobens Isma, de la Faculté de Droit et des Sciences économiques — également collaborateur du Nouvelliste — qui a été distingué. Pour la catégorie « élèves », Lisa Fahimie Joseph, du collège Saint-Louis de Bourdon, a remporté le prix.

Un concours national pour encourager la création et la sensibilisation

L’OPC avait officiellement lancé cette 9ᵉ édition le 1ᵉʳ septembre 2025. Le concours vise à stimuler la production de textes et reportages autour des droits humains en mobilisant journalistes, universitaires et écoliers. Trois catégories étaient ouvertes :

  • Catégorie A : journalistes, avec soumission d’un reportage ;
  • Catégorie B : étudiants, invités à rédiger un texte académique de 4 à 6 pages ;
  • Catégorie C : écoliers, appelés à produire un texte de 3 à 4 pages.

Les récompenses prévues incluent ordinateurs portables, livres, bons d’achat, médailles et plaques. L’OPC a également annoncé une bourse complète pour la lauréate de la catégorie élève et un contrat à plein temps pour les gagnants des catégories journalistes et étudiants.

Un plaidoyer renouvelé pour les droits humains

Dans son intervention, le Protecteur du citoyen Jean Wilner Morin a rappelé la portée symbolique et éducative de cette initiative. Il a souligné que cette édition vise à renforcer la sensibilisation des jeunes à la défense des droits fondamentaux, à un moment où liberté, dignité et justice doivent être réaffirmées. Il a salué l’engagement d’une jeunesse déterminée à ne pas rester silencieuse face aux violations quotidiennes.

Témoignages de gratitude des lauréats

Les journalistes Esther Kimberly Bazile et Jonasson Odigène ont exprimé leur reconnaissance et mis en avant la dimension humaine de leur démarche. Selon eux, ce prix représente avant tout un rappel de leur responsabilité : informer, sensibiliser et porter la voix de celles et ceux qui sont invisibilisés. Ils ont dédié leur distinction aux victimes rencontrées, ainsi qu’aux organisations, psychologues et travailleurs sociaux qui les ont accompagnés.

De son côté, Roobens Isma a partagé sa fierté d’être primé tout en affirmant ressentir une responsabilité accrue. Pour lui, la situation des droits humains en Haïti reste alarmante, et ce prix l’encourage à poursuivre son engagement avec encore plus d’énergie.

Des personnalités honorées pour leur contribution

Cette cérémonie a également permis à l’OPC de distinguer plusieurs figures engagées dans la défense des droits humains, dont Pierre Espérance (RNDDH), Me Camille Occius, le journaliste Joseph Guyler C. Delva, et Charles Guy Etienne, directeur du collège Catts Pressoir.

Une évaluation marquante selon James Boyard

Sur son compte X, James Boyard a déclaré avoir eu l’honneur d’évaluer les travaux soumis dans le cadre du concours, organisé en parallèle avec la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Il s’est dit profondément impressionné par la qualité et la sensibilité des textes produits par les participants.

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