loader-image
Port-au-Prince, HT
12:20 am, Feb 4, 2026
temperature icon 20°C

L’UE débloque 90 milliards d’euro pour soutenir l’Ukraine

Ce vendredi 19 décembre, l'Union Européenne a annoncé s’entendre pour un emprunt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Un renfort précieux pour Kiev, qui sera à court d'argent dès le premier trimestre 2026. Les européens, exposés au désengagement du Président américain, Donald Trump, et divisés sur l'utilisation des avoirs russes gelés, ont pu tirer cet accord après de longues heures de discussion. Un emprunt commun de 90 milliards d'euros à taux zéro sera accordé à l’Ukraine.

Ce vendredi 19 décembre, l’Union Européenne a annoncé s’entendre pour un emprunt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Un renfort précieux pour Kiev, qui sera à court d’argent dès le premier trimestre 2026. Les européens, exposés au désengagement du Président américain, Donald Trump, et divisés sur l’utilisation des avoirs russes gelés, ont pu tirer cet accord après de longues heures de discussion. Un emprunt commun de 90 milliards d’euros à taux zéro sera accordé à l’Ukraine. 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à son arrivée au sommet de l’UE à Bruxelles, le 18 décembre 2025. OMAR HAVANA / AP
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à son arrivée au sommet de l’UE à Bruxelles, le 18 décembre 2025. OMAR HAVANA / AP

La Belgique opposée à l’utilisation des fonds russes

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens des 27 États membres devaient impérativement trouver une solution pour Kiev, qui très bientôt serait à court d’argent. La piste privilégiée depuis quelques semaines était l’utilisation des actifs russes, quelque 210 milliards d’euros. Cet argent, en grande partie, est détenu par Euroclear, une société financière basée en Belgique. Une option qui les exposant à des risques juridiques très élevés, mais aussi à forte persuasion de la Belgique. 

Le premier ministre belge, Bart de Wever, avait exigé dès octobre des garanties quasi élevées. Garanties qu’il n’a pas pu obtenir des autres pays de l’UE, qui, malgré le fait qu’ils étaient prêts à être solidaires, ne voulaient pas signer un chèque en blanc à la Belgique. A défaut de cette condition, la Belgique a posé son veto contre l’utilisation des actifs russes. 

Quoique l’utilisation de ces actifs aurait pu envoyer un signal politique fort, l’UE a dû trouver une autre voie. Après de longues discussions, un compromis a été arraché. L’UE va financer l’effort de guerre ukrainien via un emprunt sur les marchés, afin de couvrir les besoins budgétaires et militaires de l’Ukraine à partir du deuxième trimestre 2026. 

Le prêt, obtenu à taux zéro, ne sera remboursé qu’après des probables réparations de la Russie versées à l’Ukraine. 

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, qui avait fait le déplacement à Bruxelles pour l’utilisation des fonds souverains russes, n’a malheureusement pas eu gain de cause. Une position qu’il soutenait fermement depuis des mois. Il a dû également accepter le report de la signature d’un accord de libre-échange avec le pays du sud américain du Mercosur. L’Italie s’est alliée à la France, qui fait face à de fortes tensions politiques et sociales sur le sujet. La signature a été reportée à janvier 2026. 

Malgré ces revers, le chancelier allemand considère que : “C’est un message décisif pour mettre fin à la guerre, car Poutine ne fera des concessions que lorsqu’il comprendra que sa guerre ne lui rapportera rien”. 

Un soutien important pour Zelensky

Quant au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, il considère cet emprunt comme un soutien important, qui renforce véritablement leur résilience. Les besoins de financement de l’Ukraine sont estimés à 137 milliards d’euros. L’UE s’en est assurée des deux tiers, le reste devant être assuré par d’autres alliés de l’Ukraine tels que la Norvège, le Canada. 

Si l’accord sur l’emprunt a été signé par les 27, l’opération quant à elle ne se fera qu’à 24. La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque restent réticents à l’idée de soutenir l’Ukraine financièrement. 

Le message a toutefois été envoyé, malgré leur désaccord, l’Europe est prête à faire bloc pour soutenir l’Ukraine. Le président américain Donald Trump s’est impatienté ce jeudi, et a invité l’Ukraine à bouger rapidement avant que la Russie ne change d’avis.

Partager cet article :

Articles similaires