Le président vénézuélien déchu Nicolás Maduro sera présenté ce lundi à midi à un juge fédéral à New York, où il lui sera officiellement notifié les chefs d’accusation retenus contre lui. Capturé à Caracas lors d’une opération américaine, il a été transféré aux États-Unis au terme d’une intervention militaire de grande ampleur menée dans la nuit de vendredi à samedi.

Une opération militaire américaine d’envergure
Le président américain Donald Trump a confirmé que les forces américaines avaient mené une « attaque de grande envergure » contre le Venezuela afin de capturer Nicolás Maduro. De puissantes explosions ont secoué Caracas et sa région durant la nuit, provoquant une onde de choc dans tout le pays. Washington estime que l’opération est désormais terminée, selon un sénateur américain.
La Colombie redoute une crise humanitaire
La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela. Le président colombien Gustavo Petro a dénoncé une attaque américaine aux « missiles », qualifiée d’atteinte grave à la souveraineté de l’Amérique latine. Il a alerté sur le risque d’une crise humanitaire et demandé une réunion urgente de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU afin d’examiner la légalité internationale de l’intervention.
Condamnations fermes de la Russie et de l’Iran
La Russie, alliée du Venezuela, a dénoncé un « acte d’agression armée » des États-Unis, jugé profondément préoccupant et condamnable. L’Iran a également condamné avec fermeté ce qu’il considère comme une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, qualifiant l’intervention américaine d’illégale.
Appels à la désescalade en Europe
L’Espagne a proposé de jouer un rôle de médiateur, appelant à la retenue et à une solution pacifique et négociée. L’Allemagne a indiqué suivre la situation avec une grande inquiétude, tandis que la cellule de crise du gouvernement allemand s’est réunie en urgence. En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni a affirmé suivre de près l’évolution des événements, notamment pour la sécurité des ressortissants italiens.
Réactions en Pologne et en Amérique latine
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a estimé que l’attaque américaine contre Caracas aurait des répercussions mondiales. En Amérique latine, cinq gouvernements de gauche — Brésil, Chili, Colombie, Mexique et Uruguay — rejoints par l’Espagne, ont publié un communiqué commun rejetant toute tentative de contrôle ou d’appropriation externe du Venezuela et de ses ressources stratégiques.
Pedro Sánchez condamne l’intervention américaine
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé dans une lettre adressée aux membres du PSOE une « violation du droit international » au Venezuela, condamnant fermement l’action de Washington. Il a rappelé l’importance de la communauté vénézuélienne installée en Espagne.
Autres réactions internationales
Le Guatemala a exprimé son soutien au peuple vénézuélien pour la reconstruction de ses institutions démocratiques. Le Canada a réaffirmé son appui à une transition pacifique respectant la volonté démocratique des Vénézuéliens. La Corée du Nord a, de son côté, dénoncé une « grave atteinte à la souveraineté » du Venezuela, tandis que le Ghana a critiqué l’invasion américaine jugée unilatérale et non autorisée.


