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Iran : Plus de 30 000 morts lors des répressions des manifestations

Depuis quelques semaines, l’Iran est le théâtre d’une répression de manifestation à grande échelle. Le bilan s’annonçait lourd au vu des rapports de nombreuses ONG. Human Rights Activist News Agency, basée aux États-Unis, a évoqué 6126 décès depuis le début des manifestations. Iran Human Rights, quant à elle, a confirmé la mort de 3428 manifestants, tout en précisant que ce bilan reste sous-estimé. Ces chiffres, quoique déjà considérables pour la répression d’une population qui manifeste son désarroi face à l’inflation, sont pourtant très sous-estimés. Le bilan est abyssal, des dizaines de milliers de morts seraient à déplorer selon de nombreux rapports. Soient plus de 30 000 morts, un chiffre qui amène plus d’un à considérer cet épisode comme le plus meurtrier de l’histoire de l’Iran.

Depuis quelques semaines, l’Iran est le théâtre d’une répression de manifestation à grande échelle. Le bilan s’annonçait lourd au vu des rapports de nombreuses ONG. Human Rights Activist News Agency, basée aux États-Unis, a évoqué 6126 décès depuis le début des manifestations. Iran Human Rights, quant à elle, a confirmé la mort de 3428 manifestants, tout en précisant que ce bilan reste sous-estimé. 

Les autorités iraniennes ont de leur côté annoncé avoir comptabilisé 3 117 morts. © Sopa Images/SPUS/ABACA
Les autorités iraniennes ont de leur côté annoncé avoir comptabilisé 3 117 morts. © Sopa Images/SPUS/ABACA

Ces chiffres, quoique déjà considérables pour la répression d’une population qui manifeste son désarroi face à l’inflation, sont pourtant très sous-estimés. Le bilan est abyssal, des dizaines de milliers de morts seraient à déplorer selon de nombreux rapports. Soient plus de 30 000 morts, un chiffre qui amène plus d’un à considérer cet épisode comme le plus meurtrier de l’histoire de l’Iran.

Un régime qui répond par le fer à la protestation

Les protestations ont démarré au grand bazar de Téhéran, avec quelques marchands mécontents du faible pouvoir d’achat et de l’inflation. Très vite, leur contestation est reprise dans plusieurs villes, et la protestation s’est généralisée. Le régime iranien, incarné par le président Masoud Pezeshkian et l’ayatollah Ali Khamenei, s’est livré à ses instincts les plus primitifs, et n’a pas hésité à faire usage des moyens les plus décisifs face à une population désespérée. 

Selon la chaîne d’opposition Iran International localisée à Londres, il y a eu plus de 36 500 morts en seulement deux jours, les 8 et 9 janvier. Cette phase serait la plus violente de la répression. La rapporteuse des Nations Unies sur l’Iran, Mai Sato, estime que les dernières estimations portent sur des dizaines de milliers de morts.

Lors de la réunion du Conseil des droits de l’homme des Nations unies en session spéciale ce vendredi 23 janvier, elle a déclaré que la coupure d’internet a plusieurs effets. “Elle dissimule l’ampleur réelle des tueries, elle peut aussi être utilisée pour gonfler le nombre de morts parmi les forces de sécurité, et elle provoque une immense angoisse chez les Iraniens à l’intérieur, comme à l’extérieur du pays, car ils ne savent pas si leurs proches sont vivants, morts ou blessés.” Le Time Magazine, qui a de son côté a interrogé deux hauts responsables du ministère de la Santé iranienne, évoque également un bilan de plus de 30 000 morts. 

2 jours très sanglants de l’histoire iranienne

Selon les rapports de plusieurs ONG et associations, les manifestations ont redoublé d’intensité les 8 et 9 janvier. Des millions d’Iraniens ont envahi les rues durant ces deux jours, faisant de ces rassemblements les plus massifs. Face à cette affluence, les forces de l’ordre ont tiré de nombreux coups mortels contre les protestataires, ce qui a augmenté considérablement le nombre de victimes. 

Des rapports font état de tireurs d’élite, placés sur des lieux élevés, tirant à balles réelles sur des manifestants hospitalisés. Pour plusieurs analystes, le bilan définitif de cette répression ne sera jamais connu parce que le système a été conçu non seulement pour réprimer la contestation, mais aussi pour effacer la mémoire. Selon Human Right Activists New Agency, plus de 42 000 personnes ont été arrêtées en moins d’un mois. 

Déploiement de la marine américaine au Moyen-Orient

Face à cette répression, les États-Unis ont tenté de réagir. Le président Donald Trump, n’a pas cessé de menacer d’intervenir militairement dans la région. Selon un communiqué du commandement américain du Moyen-Orient, les Etats-Unis ont déployé le lundi 26 janvier une armada dans la région. Composée du porte-avions Abraham Lincoln, et de trois destroyers d’escorte, cette armada est plus grande que celle déployée pour le Venezuela. 

Téhéran, de son côté, n’a pas bronché, et rejeté toute intimidation. Le gouvernement a déclaré qu’elle ne permettra pas qu’une menace à la sécurité nationale, même à cette prémisse, atteigne le stade de l’action. Ils se sont dit prêts à répondre réciproquement en cas d’attaque américaine.

Entre coupure d’Internet, déploiement des forces de sécurité, répression meurtrière, dissipation de cadavres, et désinformation à l’opinion publique, le régime iranien a mis en place un système pour mener à bien sa mission d’extermination.

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