loader-image
Port-au-Prince, HT
5:24 pm, Feb 10, 2026
temperature icon 27°C

Me Jean Renel Sénatus confirme la libération du pasteur Moïse Joseph

Le pasteur Moïse Joseph, interpellé le 25 septembre 2025 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Albert Joseph à Ouanaminthe, a bénéficié d’une remise en liberté provisoire ce lundi 9 février 2026 après plusieurs mois de détention. L’information a été confirmée dans l’après-midi par son avocat, Me Jean Renel Sénatus, à travers une publication sur les réseaux sociaux. Cette décision met fin, à ce stade, à une longue période d’incarcération préventive qui avait suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique, notamment dans le Nord-Est du pays où l’homme est bien connu.

Le pasteur Moïse Joseph, interpellé le 25 septembre 2025 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Albert Joseph à Ouanaminthe, a bénéficié d’une remise en liberté provisoire ce lundi 9 février 2026 après plusieurs mois de détention. L’information a été confirmée dans l’après-midi par son avocat, Me Jean Renel Sénatus, à travers une publication sur les réseaux sociaux. Cette décision met fin, à ce stade, à une longue période d’incarcération préventive qui avait suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique, notamment dans le Nord-Est du pays où l’homme est bien connu.

Pasteur Moïse Joseph, également homme d’affaires et figure influente de la communauté locale de Ouanaminthe.
Pasteur Moïse Joseph, homme d’affaires et figure influente de la communauté locale de Ouanaminthe.

Un leader religieux et entrepreneur au cœur d’un dossier sensible

Moïse Joseph est à la fois une figure religieuse influente et un acteur économique, en tant que propriétaire de l’usine de riz KPK. Il a également occupé la fonction de président du Comité du canal sur la rivière Massacre, un dossier hautement sensible dans les relations transfrontalières. Son arrestation, survenue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Me Albert Joseph, avocat réputé de la région, avait provoqué une onde de choc. Les autorités avaient procédé à plusieurs interpellations dans ce dossier, cherchant à établir les responsabilités autour de ce crime qui avait profondément marqué la communauté locale.

Une détention contestée par la défense et ses partisans

Dès les premiers jours de sa détention, ses avocats et ses proches ont dénoncé une procédure qu’ils jugeaient fragile et contestable. La défense, conduite notamment par Me Jean Renel Sénatus, a soutenu à plusieurs reprises que les éléments retenus contre leur client ne justifiaient pas une détention prolongée. Plusieurs démarches judiciaires ont été engagées pour obtenir sa libération. En parallèle, des fidèles et sympathisants ont organisé des chaînes de prière et des rassemblements de soutien, estimant que le pasteur faisait l’objet d’accusations non suffisamment étayées.

Une remise en liberté qui ne clôt pas forcément le dossier

Selon les déclarations de son avocat, cette libération constitue une étape importante, mais ne signifie pas nécessairement la fin de la procédure judiciaire. L’enquête sur l’assassinat de Me Albert Joseph suit toujours son cours. La défense affirme maintenir sa position sur l’innocence de son client et entend poursuivre le combat sur le fond du dossier si nécessaire.

À ce stade, il est impossible d’affirmer l’innocence ou la culpabilité du pasteur Moïse Joseph : sa libération provisoire signifie seulement que la détention n’a plus été jugée nécessaire, et non qu’il est blanchi, la présomption d’innocence restant valable jusqu’à une décision finale de justice. L’analyse doit donc reposer sur des faits vérifiables : quelles preuves avaient motivé son arrestation initiale, ces éléments ont-ils été contestés ou affaiblis par la défense, le parquet dispose-t-il de témoignages et de preuves matérielles solides, pourquoi la détention préventive a-t-elle duré plusieurs mois ?

Partager cet article :

Articles similaires