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La Maison-Blanche demande à la Cour suprême de mettre fin au TPS pour les Haïtiens

États-Unis, mercredi 11 mars 2026 - L’administration Donald Trump a saisi mercredi la Cour suprême des États-Unis pour permettre la suppression des protections de déportation temporaires (Temporary Protected Status, TPS) pour plus de 350 000 immigrants haïtiens. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts du Department of Homeland Security (DHS) pour mettre fin au TPS accordé à plusieurs pays, ce qui exposerait leurs ressortissants à la déportation.

États-Unis, mercredi 11 mars 2026 – L’administration Donald Trump a saisi mercredi la Cour suprême des États-Unis pour permettre la suppression des protections de déportation temporaires (Temporary Protected Status, TPS) pour plus de 350 000 immigrants haïtiens. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts du Department of Homeland Security (DHS) pour mettre fin au TPS accordé à plusieurs pays, ce qui exposerait leurs ressortissants à la déportation.

Advocates join a rally for Haitian TPS in Flatbush, Brooklyn, on August 27, 2025. Credit: Ariama C. Long photo
Advocates join a rally for Haitian TPS in Flatbush, Brooklyn, on August 27, 2025. Credit: Ariama C. Long photo

Contexte historique du TPS pour Haïti

Les Haïtiens ont obtenu le TPS pour la première fois en 2010, suite au séisme catastrophique ayant tué plus de 300 000 personnes et détruit une grande partie du pays. Le programme vise à protéger temporairement les ressortissants de pays confrontés à des catastrophes naturelles, conflits armés ou situations extraordinaires rendant leur retour dangereux.

Parcours judiciaire et blocage du TPS

En première instance, la juge fédérale Ana Reyes a bloqué la suppression du TPS, estimant que la décision de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, était potentiellement motivée par un préjugé racial. Elle a souligné que Noem devait appliquer les faits à la loi conformément à la Constitution et à l’Administrative Procedure Act, ce qu’elle n’aurait pas encore fait.

Le DHS a fait appel, mais un panel de trois juges de la Cour d’appel de Washington D.C. a refusé de suspendre la décision de la juge Reyes. L’administration Trump demande maintenant à la Cour suprême de lever ce blocage pour mettre fin aux protections.

Argument de l’administration Trump

Le Solicitor General D. John Sauer a soutenu que la logique du tribunal inférieur risquait d’annuler la quasi-totalité des politiques d’immigration de l’administration. Selon lui, les tribunaux bloquent des mesures exécutives majeures qui affecteraient l’intérêt national et les relations étrangères, tout en donnant un poids excessif aux préjudices temporaires des bénéficiaires du TPS.

Créé par le Congrès en 1990, le TPS protège temporairement les migrants de pays confrontés à des situations exceptionnelles et leur permet de travailler légalement pendant la durée de la désignation, généralement 18 mois renouvelables. Dans le cadre de son agenda migratoire, Trump a cherché à mettre fin au TPS pour des ressortissants d’au moins une douzaine de pays, dont Haïti, Afghanistan, Nicaragua, Somalie et Yémen.

En définitive, la décision de la Cour suprême ne se résume pas à un simple choix juridique : elle déterminera le sort immédiat de centaines de milliers de Haïtiens aux États-Unis et servira de baromètre pour l’avenir des politiques d’immigration humanitaire dans le pays.

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