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Port-au-Prince, HT
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Disparition inquiétante de deux journalistes à Port-au-Prince 

Le lundi 16 mars 2026, au Centre de Développement Communautaire (CEDEC) de Delmas 83, les directions de Radio Uni FM et de Radio Télé Megastar se sont réunies pour dénoncer l’enlèvement de deux de leurs journalistes, survenu vendredi 13 mars. Les responsables des deux médias ont appelé le gouvernement haïtien à ouvrir une enquête approfondie et ont demandé aux ravisseurs de donner un signe de vie des victimes.

Le lundi 16 mars 2026, au Centre de Développement Communautaire (CEDEC) de Delmas 83, les directions de Radio Uni FM et de Radio Télé Megastar se sont réunies pour dénoncer l’enlèvement de deux de leurs journalistes, survenu vendredi 13 mars. Les responsables des deux médias ont appelé le gouvernement haïtien à ouvrir une enquête approfondie et ont demandé aux ravisseurs de donner un signe de vie des victimes.

Genson Jean-Baptiste, journaliste à Radio Uni FM. Photo : Ayiti An Avan.
Genson Jean-Baptiste, journaliste à Radio Uni FM. Photo : Ayiti An Avan.

Aucune nouvelle depuis vendredi

Depuis leur disparition, Osnel Espérance et Junior Célestin restent introuvables. Cette absence d’information plonge de nouveau la presse haïtienne dans l’inquiétude et met en lumière la vulnérabilité des journalistes dans le pays.

Danielo Féquière a exprimé sa solidarité avec les familles des disparus et a insisté sur la nécessité d’une enquête urgente. Il a également lancé un appel aux ravisseurs pour qu’ils donnent une preuve de vie afin de faciliter toute action visant la libération des journalistes.

De son côté, Genson Jean-Baptiste a exprimé sa profonde tristesse et exigé la libération immédiate et sans condition des deux professionnels des médias.

Mémoire des attaques passées

Lors de la conférence, Genson Jean-Baptiste a rappelé l’attaque du 24 décembre 2024 à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, où plusieurs journalistes avaient été tués ou blessés par des gangs armés. Il a souligné la situation de Jocelyn Justin, toujours soigné à Cuba pour les séquelles de cette attaque, et a interpellé le ministre de la Santé Bertrand Sinal à ce sujet.

Rosemanie Erneste, très émue, a également réclamé des nouvelles de son mari et de son collègue, exprimant l’angoisse des familles face à cette situation. Ces événements illustrent la menace constante pesant sur les journalistes haïtiens, qui restent exposés à la violence et à l’impunité.

Violence persistante contre les journalistes

Les médias ont rappelé les noms de plusieurs journalistes assassinés au fil des années, dont Jean Léopold Dominique, Brignol Lindor, Diego Charles, Jacques Roche et Vladimir Legagneur, soulignant l’urgence pour les autorités de mettre fin à cette spirale de violence.

Selon plusieurs sources, les deux journalistes ont été enlevés alors qu’ils réalisaient un reportage dans le centre-ville de Port-au-Prince, rappelant une fois de plus les dangers auxquels sont confrontés les professionnels des médias dans le pays.

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