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Port-au-Prince, HT
5:35 pm, Apr 16, 2026
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Une nouvelle force sur le terrain, mais l’espoir reste en suspens

La Direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH) a accueilli, le 14 avril 2026 à Port-au-Prince, le commandant en chef de la Force de Répression des Gangs (FRG), le major général Erdenebat Batsuuri, accompagné d’officiers provenant notamment de la Mongolie, du Tchad et du Sri Lanka. Cette rencontre visait à améliorer la coordination entre les forces haïtiennes et cette unité internationale engagée dans la lutte contre les groupes armés.

La Direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH) a accueilli, le 14 avril 2026 à Port-au-Prince, le commandant en chef de la Force de Répression des Gangs (FRG), le major général Erdenebat Batsuuri, accompagné d’officiers provenant notamment de la Mongolie, du Tchad et du Sri Lanka. Cette rencontre visait à améliorer la coordination entre les forces haïtiennes et cette unité internationale engagée dans la lutte contre les groupes armés.

Vladimir Paraison, directeur général de la Police nationale d’Haïti, accompagné du commandant en chef de la FRG et d’autres officiers. Photo publiée par @PrimatureHT.
Vladimir Paraison, directeur général de la Police nationale d’Haïti, accompagné du commandant en chef de la FRG et d’autres officiers. Photo publiée par @PrimatureHT.

Une stratégie pour reprendre le contrôle du territoire

Les échanges ont porté sur le renforcement des opérations destinées à reprendre les zones occupées par les gangs. Le haut commandement de la PNH a pris part à cette réunion stratégique, marquant une volonté de structurer davantage les interventions sécuritaires sur le terrain.

Mobilisation des institutions sécuritaires

Les autorités haïtiennes indiquent que plusieurs dispositions opérationnelles ont été définies. Le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) est mobilisé, tandis que la FRG entre dans une phase active de déploiement. Cette montée en puissance s’inscrit dans une stratégie globale visant à restaurer l’ordre public.

Le gouvernement affirme vouloir engager une réponse ferme et organisée contre les gangs armés, avec pour objectif de démanteler leurs réseaux et de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Cette initiative est présentée comme une étape importante dans la lutte contre l’insécurité.

Appui des partenaires internationaux

Les autorités saluent le soutien du groupe des partenaires internationaux ainsi que celui de plusieurs pays alliés, tant sur le plan financier que logistique. Elles soulignent que cette coopération vise à accompagner les efforts des forces haïtiennes.

Selon le gouvernement, cette offensive sécuritaire devrait contribuer à créer les conditions nécessaires au rétablissement de la stabilité et, à terme, à l’organisation d’élections jugées inclusives et démocratiques.

Malgré les annonces répétées de renforcement sécuritaire et le déploiement de nouvelles forces, le peuple continue d’attendre des résultats concrets sur le terrain, notamment une amélioration durable de la sécurité et le retour de l’autorité de l’État dans les zones contrôlées par les groupes armés. Cette situation soulève des interrogations sur l’efficacité réelle de ces interventions et sur leur capacité à produire des changements visibles dans la vie quotidienne des citoyens. L’arrivée de cette nouvelle force internationale est donc accueillie avec prudence : s’agit-il d’un véritable tournant dans la lutte contre l’insécurité ou d’une énième initiative dont les effets risquent de ne pas dépasser les annonces officielles ?

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