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Haïti plaide pour un financement du développement repensé à l’ECOSOC

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, est intervenue au Forum 2026 du Conseil économique et social des Nations Unies consacré au financement du développement. Elle y a dressé un tableau préoccupant de la situation multidimensionnelle en Haïti, tout en appelant à une transformation des mécanismes internationaux de financement.

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, est intervenue au Forum 2026 du Conseil économique et social des Nations Unies consacré au financement du développement. Elle y a dressé un tableau préoccupant de la situation multidimensionnelle en Haïti, tout en appelant à une transformation des mécanismes internationaux de financement.

Sandra Paulemon, ministre de la Planification et de la Coopération externe. Photo publiée par @PrimatureHT.
Sandra Paulemon, ministre de la Planification et de la Coopération externe. Photo publiée par @PrimatureHT.

S’exprimant au nom du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre a mis en avant l’ampleur de l’insécurité alimentaire dans le pays. Selon les données présentées, environ 5,7 millions d’Haïtiens sont concernés, dont près de 1,9 million se trouvent dans une situation critique, nécessitant une réponse urgente et adaptée de la communauté internationale.

Une position alignée sur les blocs du Sud

La représentante haïtienne a également réaffirmé l’alignement d’Haïti avec plusieurs regroupements internationaux, notamment la CARICOM ainsi que le Groupe des 77 et la Chine. Cette position traduit une volonté de s’inscrire dans une dynamique collective visant à rééquilibrer les règles du financement mondial au profit des pays en développement.

Au-delà du constat, l’intervention a insisté sur la nécessité de considérer le financement du développement comme un outil stratégique. 

Celui-ci devrait, selon la ministre, contribuer à la stabilité, au renforcement de la protection sociale et à la reconstruction durable. Elle a ainsi appelé à des engagements internationaux mieux adaptés aux réalités spécifiques des États fragiles, ainsi qu’à une gouvernance économique mondiale plus inclusive.

Une demande de coopération efficace

Dans son discours, Sandra Paulemon a souligné que la démarche d’Haïti ne relève pas d’un appel à la compassion, mais d’une recherche de partenariats efficaces capables de soutenir la résilience du pays. Elle a exhorté les acteurs internationaux à fournir un appui cohérent, en phase avec les défis structurels auxquels Haïti est confronté.

Analyse : entre plaidoyer et défis de mise en œuvre

Cette intervention met en lumière la volonté d’Haïti de repositionner la question du financement du développement au cœur des réponses à la crise. Toutefois, elle soulève plusieurs interrogations : la communauté internationale est-elle prête à adapter ses instruments aux réalités des États fragiles ? Les engagements annoncés pourront-ils se traduire en actions concrètes et rapides ? Enfin, la coordination entre partenaires internationaux et autorités nationales sera-t-elle suffisante pour garantir l’efficacité et la transparence des financements mobilisés ?

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