Ce mardi 27 mai 2026, à la Villa d’Accueil, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a reçu les lettres de créance de Monseigneur Jude Thaddeus Okolo, nouveau Nonce apostolique accrédité en Haïti et représentant du Saint-Siège. Cette cérémonie officialise son entrée en fonction diplomatique auprès de l’État haïtien.

Le chef du gouvernement était accompagné de la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Mme Raina Forbin, ainsi que de la Secrétaire générale de la Présidence, Mme Marie Élisabeth Régine Joseph Haddad, lors de cette cérémonie protocolaire.
Échanges sur la coopération bilatérale
En marge de l’événement, une rencontre a eu lieu entre le nouveau représentant du Saint-Siège et la ministre des Affaires étrangères. Les discussions ont porté sur les perspectives de coopération entre Saint-Siège et Haïti, notamment dans les domaines de la paix, de l’éducation, du dialogue interreligieux et de la solidarité.
Cette étape intervient après la remise des copies figurées des lettres de créance le 16 mai 2026 à la chancellerie haïtienne, conformément aux procédures diplomatiques en vigueur.
Engagements des deux parties
À cette occasion, les deux parties avaient réaffirmé leur volonté de renforcer les relations bilatérales sur la base du respect mutuel et de la coopération.
Le Premier ministre a souhaité la bienvenue au nouveau nonce apostolique et a exprimé le souhait de voir les relations entre Haïti et le Saint-Siège se consolider. Pour sa part, Monseigneur Jude Thaddeus Okolo a exprimé sa satisfaction d’assumer cette mission en Haïti, tout en saluant la résilience de la population et en formulant des vœux de paix et d’espérance pour le pays.
Au-delà du protocole diplomatique, cette prise de fonction du nouveau Nonce apostolique s’inscrit dans un contexte haïtien marqué par de multiples défis sociaux, sécuritaires et institutionnels. Le renforcement des relations entre Haïti et le Saint-Siège pourrait-il se traduire par un engagement plus concret de l’Église catholique dans les efforts de médiation sociale, d’éducation et de stabilisation du pays ? Et dans quelle mesure cette coopération diplomatique pourra-t-elle avoir un impact réel sur les attentes urgentes de la population haïtienne ?


