Mardi 23 décembre – Les autorités ukrainiennes ont fait état de frappes russes, ayant conduit à des coupures de courant dans plusieurs régions du pays. Selon le décompte des autorités locales, plus de 10 personnes, dont des enfants, ont été blessées, et deux autres ont été tuées. Des centaines de drones et missiles ont été lancés durant l’attaque, et plusieurs régions ont été frappées. A Kiev, l’alerte anti-aérienne a sonné pendant plus de 4 heures.

A quelques jours de Noël, et à une semaine du nouvel an, la Russie a lancé une attaque massive sur l’Ukraine lundi soir. Plusieurs infrastructures portuaires ont été endommagées, et un navire civil endommagé. Les frappes se sont beaucoup intensifiées dans le secteur stratégique de la mer Noire. Elles visent en particulier les infrastructures énergétiques, en pleine période hivernale. Une situation humanitaire qui met en difficulté les victimes des régions où la température se rapproche de zéro, voire le négatif.
L’ensemble du territoire ukrainien a été mobilisé par des alertes aériennes. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 13 régions ont été frappées. Plus de 650 drones et 30 missiles ont été lancés.
La ville de Siversk sous contrôle russe
Dans la foulée, le président ukrainien a également annoncé la prise de la ville stratégique de Siversk, située dans l’Est de l’Ukraine.
Sur Telegram, l’état-major de l’armée ukrainienne a déclaré que: “ Afin de préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés de la localité.”
La ville est tombée au vu de la supériorité russe. “Les troupes de Moscou « disposent d’un avantage significatif en matière d’effectifs et d’équipement et, malgré des pertes importantes, poursuivent leurs opérations offensives”, a renchéri l’état major ukrainien.
La ville, qui comptait 11 000 habitants avant la guerre, est majoritairement détruite aujourd’hui.
Tchernobyl au cœur des inquiétudes
Ces attaques inquiètent également au vu des frappes russes à proximité de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Le directeur de Tchernobyl, Sergyi Tarakanov, a mis en garde contre ces frappes. “Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité de la centrale nucléaire de Tchernobyl, par exemple un Iskander, Dieu nous en garde, cela provoquera un mini-séisme dans la zone.
Le site est actuellement protégé par une double structure, un sarcophage en acier et en béton, et une coque externe moderne high-tech, le “New Safe Confinement”. La coque avait été endommagée lors d’une frappe russe en février, mais les niveaux de radiation sur le site restent dans les limites de la normale selon le directeur.
Suite à ces attaques, l’armée polonaise a annoncé que son aviation avait été mise en alerte, et déployée dans son espace aérien préventivement.
Ces attaques quotidiennes sont menées alors que les pourparlers continuent pour un éventuel accord de paix, notamment à Washington, sans toutefois donner de résultats concrets. Le président Zelensky a annoncé qu’il sera informé mardi des résultats détaillés de ces discussions, lors du retour des négociateurs des Etats-Unis. Ces derniers ont effectué un gros travail, avant tout sur les documents concernant les garanties de sécurité qui seraient apportées à Kiev en cas d’accord, a déclaré le président ukrainien.
Elles ont également été menées de façon plus importante après l’explosion de la voiture du Général Russe, Fanil Sarvarov, ce qui a conduit à sa mort. C’est le troisième assassinat d’un militaire russe de haut rang en un an à peu près.


