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Coup-d’Etat au Guinée-Bissau :  Des militaires annoncent prendre le pouvoir

Ce mercredi 26 novembre, la Guinée-Bissau est frappée par un coup d'État. Selon un communiqué diffusé depuis le siège de l'état-major à Bissau, des militaires ont annoncé prendre le contrôle total du pays, suspendre le processus électoral et fermer les frontières. Quelques instants avant, des rafales avaient été entendues près du palais présidentiel, et des hommes en tenue militaire étaient aperçus par la population. Ce coup d'État intervient alors que les bissau-guinéens attendent le résultat des élections présidentielles et législatives tenues ce dimanche. Depuis 1973, la Guinée-Bissau a connu quatre coups d'État et dix-sept tentatives de putsch.

Ce mercredi 26 novembre, la Guinée-Bissau est frappée par un coup d’État. Selon un communiqué diffusé depuis le siège de l’état-major à Bissau, des militaires ont annoncé prendre le contrôle total du pays, suspendre le processus électoral et fermer les frontières. Quelques instants avant, des rafales avaient été entendues près du palais présidentiel, et des hommes en tenue militaire étaient aperçus par la population. 

Des soldats armés patrouillent dans une rue près du lieu où des coups de feu ont été tirés près du palais présidentiel à Bissau, le 26 novembre 2025. — © PATRICK MEINHARDT / AFP
Des soldats armés patrouillent dans une rue près du lieu où des coups de feu ont été tirés près du palais présidentiel à Bissau, le 26 novembre 2025. — © PATRICK MEINHARDT / AFP

Ce coup d’État intervient alors que les bissau-guinéens attendent le résultat des élections présidentielles et législatives tenues ce dimanche. Depuis 1973, la Guinée-Bissau a connu quatre coups d’État et dix-sept tentatives de putsch. 

Une première tentative déjouée quelques semaines avant les élections

A la veille des élections, l’armée Bissau-Guinéenne avait annoncé le vendredi 31 octobre, déjouer une tentative de subversion de l’ordre constitutionnel. Plusieurs officiers supérieurs ont été arrêtés, et plusieurs autres avaient pris la fuite. Sans préciser les actions commises par ces militaires, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, avait déclaré que cette action visait à interrompre le processus électoral. « Nous n’allons jamais permettre à qui que ce soit de perturber le processus électoral. S’il y a des civils impliqués, nous allons les arrêter aussi », avait-il déclaré devant la presse.

Des élections tenues sans incident majeur

Les Bissau-Guinée ont voté ce dimanche 23 novembre pour élire leur prochain président, et leur parlement. Les élections se sont déroulées sans incident majeur. 900 000 électeurs environ étaient appelés aux urnes pour choisir entre 12 candidats. 

Selon la Commission nationale des élections (CNE), la journée du vote s’est déroulée pacifiquement sur l’ensemble du territoire. Le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, était donné favori pour remporter la victoire.

Le principal parti de l’opposition, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), n’a pas pu présenter son candidat, Domingos Simoes Pereira. Sa candidature a été rejetée par la Cour suprême, car elle a été présentée trop tardivement.

Le PAIGC est un parti historique et puissant du pays. Il a conduit la Guinée Bissau à son indépendance en 1973 par les armes. A défaut de pouvoir présenter leur candidat, le PAIGC a apporté leur soutien à l’opposition et à son candidat, Fernando Dias da Costa. 

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait dépêché plus de 6700 membres des forces de l’ordre pour la supervision du scrutin, mais également pour sécuriser après l’élection. Les espaces aériens, les frontières terrestres et maritimes ont été fermés durant toute la journée du dimanche. 

Alors que les résultats des élections sont attendus ce jeudi, le camp du président sortant,  Umaro Sissoco Embalo, et du candidat de l’opposition, Fernando Dias da Costa, ont revendiqué chacun la victoire. Le pays qui fait face à une crise d’instabilité politique connaît souvent des mouvements de représailles lors de la proclamation des résultats électoraux. 

Le président Bissau Guinéen, Umaro Sissoco Embalo aurait été mis aux arrêts par les militaires.

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