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Donald Trump frappe fort à l’ONU : un discours offensif contre l’organisation, l’Europe et ses rivaux

Le président américain Donald Trump a pris la parole, mardi 22 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies. Il a débuté par un léger problème technique: une panne de prompteur, qui a amusé le dirigeant américain qui, sourire aux lèvres, a prévenu que "celui qui le gère va avoir de gros problèmes". En près d’une heure, il a dressé un bilan triomphal de son action et multiplié les attaques contre l’ONU, l’Europe, la Russie, la Chine, l’Inde, tout en réaffirmant ses positions radicales sur l’immigration, le climat et le conflit au Proche-Orient.

New York, mardi 22 septembre 2025 – Le président américain Donald Trump a pris la parole, mardi 22 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies. Il a débuté par un léger problème technique: une panne de prompteur, qui a amusé le dirigeant américain qui, sourire aux lèvres, a prévenu que “celui qui le gère va avoir de gros problèmes”. En près d’une heure, il a dressé un bilan triomphal de son action et multiplié les attaques contre l’ONU, l’Europe, la Russie, la Chine, l’Inde, tout en réaffirmant ses positions radicales sur l’immigration, le climat et le conflit au Proche-Orient.

Le président Donald Trump s'adresse à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 23 septembre 2025. Richard Drew/AP
Le président Donald Trump s’adresse à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 23 septembre 2025. Richard Drew/AP

« L’Amérique est à nouveau respectée »

Dès les premières minutes, Donald Trump a revendiqué un retour de la puissance américaine sous sa présidence.

« Il y a un an, notre pays était en grande difficulté. Mais aujourd’hui, huit mois seulement après mon arrivée au pouvoir, nous sommes le pays le plus chaud du monde, et aucun autre pays ne s’en approche », a-t-il lancé.

Selon lui, les États-Unis possèdent désormais « les frontières, l’armée et les relations les plus solides au monde », une preuve que « l’Amérique est à nouveau RESPECTÉE, comme elle ne l’a jamais été auparavant ».

L’ONU, cible privilégiée de ses attaques

Trump n’a pas épargné l’institution onusienne. « Quel est le but des Nations-Unies ? Elles ont un potentiel immense. Mais elles sont loin d’en être à la hauteur », a-t-il accusé, reprochant à l’organisation de se limiter à « écrire une lettre très ferme — et puis ne jamais donner suite ».

Pour lui, « les paroles en l’air ne résolvent pas la guerre. La seule chose qui résout la guerre — et les guerres — c’est l’action ».

La Russie et l’Europe mises sous pression

Évoquant la guerre en Ukraine, Donald Trump a menacé Moscou de mesures économiques lourdes : « Les États-Unis sont prêts à imposer une très forte série de tarifs douaniers si la Russie refuse de conclure un accord de paix. »

Mais il a également sommé les Européens d’agir davantage : « L’Europe doit intensifier ses efforts. Ils ne peuvent pas continuer comme ils le font. Ils achètent du pétrole et du gaz à la Russie alors qu’ils la combattent. C’est embarrassant pour eux. »

La Chine et l’Inde accusées de soutenir la guerre

Le président américain a élargi ses critiques à Pékin et New Delhi, accusés de financer indirectement le conflit en Ukraine : « La Chine et l’Inde sont les principaux soutiens de la guerre en cours, parce qu’ils continuent à acheter du pétrole russe. »

Immigration : « Vos pays vont en enfer »

Trump a fait de l’immigration un axe central de son discours, accusant l’ONU de « soutenir et financer l’immigration clandestine ».

Il a averti les dirigeants présents : « Non seulement l’ONU ne résout pas les problèmes, mais elle en crée de nouveaux. Le meilleur exemple est le principal problème politique de notre époque : la crise migratoire incontrôlée. Vos pays sont en train de se ruiner. Vos pays vont en enfer. »

Le climat, « la plus grande escroquerie de tous les temps »

Rejetant une nouvelle fois les politiques environnementales internationales, Donald Trump a qualifié la lutte contre le réchauffement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ».

« Le tout écolo nous mène à la banqueroute », a-t-il martelé, en se félicitant du retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Sur Gaza et la Palestine : pas de compromis

Concernant le conflit au Proche-Orient, Trump a exigé la libération immédiate des otages du Hamas : « Ceux qui veulent la paix doivent s’unir autour d’un même message : libérez les otages maintenant. »

Il a en revanche dénoncé les démarches de certains pays, comme la France, visant à reconnaître un État palestinien : « Comme pour encourager la poursuite du conflit, certains cherchent à reconnaître unilatéralement un État palestinien. Les terroristes du Hamas seraient trop récompensés pour leurs atrocités. »

« Nous allons réduire à néant » les narcotrafiquants.

Trump a également vanté la lutte de son administration contre les trafiquants de drogue au Venezuela. « Nous avons commencé à utiliser le pouvoir suprême de l’armée américaine pour détruire les terroristes vénézuéliens et leurs réseaux. »

Et d’avertir : « À tous les terroristes qui font entrer clandestinement des drogues toxiques aux États-Unis, sachez que nous allons vous réduire à néant. »

Une conclusion solennelle et nationaliste

Malgré les incidents techniques — un prompteur en panne et un escalator bloqué — Trump a clos son discours par une formule universelle teintée de patriotisme : « Que Dieu bénisse tous les pays du monde. »

En multipliant les attaques contre l’ONU, l’Europe, la Chine, l’Inde et en affichant sa ligne dure sur l’immigration, le climat et la Palestine, Donald Trump a surtout cherché à parler à sa base électorale. Derrière ses critiques, il a mis en scène une Amérique forte, protectrice et inflexible, face à un monde décrit comme faible et incohérent. Sa rhétorique populiste, martelée de formules chocs, confirme que son passage à l’ONU n’était pas tant une main tendue à la communauté internationale qu’une démonstration de force destinée à préparer le terrain politique chez lui, dans la continuité de son slogan : Make America Great Again.

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