Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a lancé, le 28 juillet 2026, la Stratégie nationale de santé mentale en milieu scolaire, lors d’une cérémonie organisée à la Direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH). L’activité a réuni plusieurs responsables publics, dont les ministres de l’Éducation, de la Santé publique, des Affaires sociales, ainsi que des représentants de la Justice et de la PNH.

Un protocole d’accord et une formation pour les acteurs concernés
Le lancement de cette stratégie a été marqué par la signature d’un protocole d’accord interministériel sur la santé mentale à l’école et par le début d’un séminaire de formation de six jours destiné à 50 facilitateurs spécialisés. Ces derniers auront pour mission d’appuyer l’identification et l’accompagnement des élèves confrontés à des difficultés psychologiques.
Prévenir, détecter et accompagner les élèves en difficulté
Selon le MENFP, cette stratégie vise à promouvoir le bien-être mental des apprenants, réduire les préjugés liés aux troubles psychologiques, développer les compétences psychosociales des élèves, détecter rapidement les signes de détresse et orienter les enfants nécessitant une prise en charge adaptée.
Les autorités soulignent également que cette approche nécessite une collaboration entre plusieurs institutions, notamment les services de santé scolaire du MENFP, la Brigade de protection des mineurs, l’EDUPOL et l’Institut du Bien-Être social et de Recherches (IBESR), afin de mieux protéger les élèves exposés à la violence, aux abus ou aux traumatismes.
Une réponse aux défis psychologiques dans le système éducatif
Les responsables des différents secteurs impliqués estiment que la santé mentale constitue un élément essentiel de la réussite scolaire et du développement global des enfants. Ils considèrent que l’intégration de cet accompagnement dans les écoles représente une étape importante pour renforcer la protection et le soutien psychosocial des élèves.
Alors que les établissements scolaires haïtiens évoluent dans un contexte marqué par de nombreux facteurs de stress et de vulnérabilité, la mise en place d’une stratégie nationale de santé mentale apparaît comme une réponse structurée à un besoin longtemps identifié. Toutefois, son efficacité dépendra de la capacité des institutions à assurer un déploiement durable sur le terrain, avec des ressources suffisantes, des professionnels formés et un suivi régulier dans les écoles.


