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Haïti soumet le Tracé-Vèvè à l’UNESCO pour reconnaissance internationale

Dans une note officielle, le gouvernement haïtien a annoncé le dépôt du dossier du « savoir-faire du Tracé-Vèvè d’Haïti » auprès de l’UNESCO, le jeudi 26 mars 2026, en vue de son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette démarche est portée par le ministère de la Culture et de la Communication, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et les institutions partenaires.

Vodou vèvè Photo: Pierre Michel Jean
Vodou vèvè / Photo: Pierre Michel Jean

Un patrimoine culturel déjà reconnu au niveau national

Déjà inscrit au registre national du patrimoine immatériel depuis 2019, puis actualisé en 2025, le Tracé-Vèvè est présenté comme une pratique rituelle vodou riche en symboles, en savoirs et en mémoire collective. Il est considéré par les autorités comme un élément fondamental de l’identité culturelle haïtienne.

Une initiative de diplomatie culturelle

Selon les autorités, cette candidature s’inscrit dans une stratégie de diplomatie culturelle visant à renforcer la visibilité internationale du patrimoine haïtien. Le processus a impliqué chercheurs, artistes, praticiens et institutions spécialisées, dont la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO.

Le ministère de la Culture souligne que cette démarche constitue une étape importante dans la reconnaissance d’une tradition ancestrale. Le Tracé-Vèvè est décrit comme un art graphique rituel incarnant la créativité, la résilience et la transmission intergénérationnelle du peuple haïtien.

Une continuité des initiatives culturelles

Cette candidature s’ajoute à d’autres efforts déjà entrepris par Haïti pour faire reconnaître ses expressions culturelles, notamment la Soupe au giraumon, la Cassave et le Compas, également valorisés dans le cadre du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Au-delà de la reconnaissance internationale, cette démarche pose une question essentielle : comment ces distinctions peuvent-elles être transformées en véritables outils de préservation, d’éducation culturelle et de développement durable pour renforcer durablement l’identité nationale ?

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