Ce lundi 5 janvier, l’armée israélienne a mené des frappes au sud et à l’est du Liban. Les frappes visent à détruire les infracstructures du Hezbollah libanais, et du Hamas palestinien selon le communiqué de l’armée.

Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, a publié quelques instants avant les frappes des messages d’évacuation pour les villages de Kfar Hatta et d’Anane (Sud), et ceux d’Al-Manara et Ain El-Tiné (Est).
“Rester dans la zone des bâtiments signalés vous met en danger”, a-t-il écrit sur X.
L’agence nationale de l’information a fait état de plusieurs frappes sur des bâtiments. Des dizaines de milliers de familles ont dû fuir avant les attaques. Depuis quelque temps, l’armée libanaise et le gouvernement intensifient les efforts pour contenir le Hezbollah.
Une réunion est prévue ce jeudi au Liban pour faire une mise à jour sur la situation. Gideon Saar, le ministre des affaires étrangères israélien, a pointé du doigt les efforts du gouvernement libanais pour le désarmement du Hezbollah, tout en ajoutant qu’ils étaient loin d’être suffisants.
Un cessez-le-feu toujours fragile
Depuis plus d’un an, soit en novembre 2024, un cessez-le-feu a été trouvé entre Israël et le Liban. Toutefois, l’armée israélienne mène régulièrement des attaques sur le sol libanais. Selon un bilan dressé par le ministère de la santé libanias, au moins 350 personnes ont été tuées depuis ce cessez-le-feu.
Samuel Mintor


