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Le conseil de la paix, un projet porté par Donald Trump

Avec son second mandat, Donald Trump s’est donné une précieuse mission, celle de rétablir la paix dans le monde. Et comme il le répète assez souvent dans ses prises de parole, il aurait déjà mis fin à 8 conflits, sauvant ainsi des dizaines de millions de vies. Pour mieux accomplir cette mission, il y a pensé avec la mise sur pied d’un organe. Depuis l'année passée en effet, le président américain avait initié la création d’un conseil de la paix, pour des efforts de paix et de reconstruction dans la bande de Gaza. L'initiative a été approuvée par l'ONU en novembre dernier, par la résolution 2803. Ce conseil, qui serait structuré sous l'égide de Donald Trump, a désormais de nouvelles ambitions. Selon une publication de sa charte par le quotidien israélien Times of Israël ce dimanche, elle ne sera plus limitée au conflit du Moyen-Orient. Sa juridiction s’étend dans les zones de conflit, et la bande de Gaza n'y est même plus mentionnée.

Avec son second mandat, Donald Trump s’est donné une précieuse mission, celle de rétablir la paix dans le monde. Et comme il le répète assez souvent dans ses prises de parole, il aurait déjà mis fin à 8 conflits, sauvant ainsi des dizaines de millions de vies. Pour mieux accomplir cette mission, il y a pensé avec la mise sur pied d’un organe.

Donald Trump souhaite créer un « Conseil de paix », une institution internationale concurrente de l’ONU.(Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Donald Trump souhaite créer un « Conseil de paix », une institution internationale concurrente de l’ONU.(Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Depuis l’année passée en effet, le président américain avait initié la création d’un conseil de la paix, pour des efforts de paix et de reconstruction dans la bande de Gaza. L’initiative a été approuvée par l’ONU en novembre dernier, par la résolution 2803. Ce conseil, qui serait structuré sous l’égide de Donald Trump, a désormais de nouvelles ambitions. Selon une publication de sa charte par le quotidien israélien Times of Israël ce dimanche, elle ne sera plus limitée au conflit du Moyen-Orient. Sa juridiction s’étend dans les zones de conflit, et la bande de Gaza n’y est même plus mentionnée.

Un conseil aux missions semblables à celles de l’ONU

La Charte du conseil stipule dans son préambule qu’il aura pour mission de promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légitime, et garantir une paix durable dans le Moyen-Orient, et plus particulièrement dans les zones touchées ou menacées par un conflit. Ce qui de fait ne limite pas sa compétence géographique. 

Le Conseil remet en cause les approches des institutions qui ont trop souvent échoué, et se propose comme une alternative au multilatéralisme, avec une centralisation de la décision. L’ONU n’est certes pas mentionnée, mais selon plusieurs observateurs, ce conseil serait un parallèle à l’ONU, une institution que Donald Trump a souvent critiquée. L’idée et les pouvoirs de ce conseils remettent en question la structure et les principes des Nations-Unies.

Des sièges attribués sur invitation

Être membre de ce conseil ne se fait que par invitation. Plus d’une centaine d’États ont reçu une invitation à rejoindre ce conseil. Parmi ces États, on peut citer l’Allemagne, la Turquie, la France, le Canada, la Russie, le Maroc, l’Égypte, la Jordanie, le Pakistan, mais aussi l’Argentine, le Pérou etc. La charte du Conseil stipule également que Donald Trump en serait le premier président. Il est le seul à pouvoir inviter de nouveaux États, et à mettre fin à leur participation, sauf opposition des deux tiers des membres. Son mandat est intemporel, et il peut lui-même désigner son successeur, ou être remplacé en cas de démission volontaire, ou d’une incapacité constatée à l’unanimité par un conseil exécutif. 

L’accès au Conseil n’est pas gratuit. Selon la charte, tout État souhaitant un siège permanent sera invité, et devra verser plus d’un milliard de dollars en espèces. Plusieurs proches de Donald Trump seraient membres de cet organe, dont son gendre, Jared Kushner, l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, ou encore le milliardaire américain Mark Warner. 

Des droits de douane de 200% envisagés par Trump sur les vins et spiritueux français

Certains Etats, tels que la Hongrie, l’Argentine et le Maroc ont déjà répondu par l’affirmative au conseil, alors que d’autres sont encore réticents. Le staff du président français a fait savoir que pour l’instant, la France ne compte pas rejoindre ce Conseil. Informé de ce refus, le président américain n’a pas caché son agacement. À bord de son avion Air Force One, il déclare qu’Emmanuel Macron est un président qui n’aura plus bientôt de pouvoir. Par ailleurs, il a également menacé d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et les champagnes, en réaction au refus de la France de rejoindre son conseil de paix. 

Cette imposition pourrait se révéler catastrophique pour la France. En 2024, les États-Unis pesaient 24,5% de la valeur totale des exportations françaises de vins et spiritueux, ce qui, en chiffres, représente une valeur de 3,8 milliards d’euros. Qu’il s’agisse du Groenland, ou du Conseil de la paix, les relations entre les États-Unis et l’Union européenne avancent vers une désescalade. 

Donald Trump et Emmanuel Macron engagé dans un face-à-face

Les hostilités semblent être officiellement lancées également entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Donald Trump n’a pas hésité, aujourd’hui ce 20 janvier, à publier des messages privés du président français, dans lequel ce dernier dit ne pas comprendre les actions de Trump sur le groenland, tout en évoquant une présence des russes dans un sommet des G7. Ce qui serait une grande première depuis l’invasion russe en Ukraine.

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