Le département d’État américain a annoncé, ce mercredi, la suspension du traitement des visas immigrants pour les ressortissants de 75 pays, dont l’Afghanistan, l’Iran, la Russie et la Somalie. Cette décision s’inscrit dans la politique migratoire restrictive de l’administration Trump, qui estime que certains demandeurs présentent un risque élevé de devenir une charge financière pour les États-Unis.

Une mesure effective à partir du 21 janvier
Selon les autorités américaines, la suspension entrera en vigueur le 21 janvier et restera applicable pour une durée indéterminée. Le département d’État précise que cette pause vise à permettre une réévaluation complète des procédures de sélection et de vérification des demandes de visas immigrants.
Renforcement des règles sur la notion de “charge publique”
Sous la direction du secrétaire d’État Marco Rubio, les services consulaires ont reçu l’instruction de cesser le traitement des demandes en provenance des pays concernés, conformément à un décret plus large adopté en novembre. Ce texte renforce les critères permettant de refuser l’entrée aux personnes susceptibles de dépendre de l’aide sociale américaine.
Dans un communiqué, le département d’État a déclaré vouloir « mettre fin à l’exploitation du système d’immigration américain par des individus cherchant à bénéficier des ressources publiques ».
Une politique qui prolonge les restrictions existantes
Cette nouvelle décision s’ajoute aux précédentes interdictions de voyage et restrictions migratoires imposées à près de 40 pays. Elle reflète la volonté du président Donald Trump de durcir davantage les conditions d’entrée sur le territoire américain et de limiter l’immigration jugée coûteuse pour les finances publiques.
Des critères de sélection plus stricts
D’après des informations relayées par des médias américains, certains profils pourraient être particulièrement visés par cette politique, notamment des personnes âgées, des individus présentant des problèmes de santé importants ou encore des demandeurs ayant déjà bénéficié d’aides gouvernementales dans leur pays d’origine.
Le porte-parole du département d’État, Tommy Piggott, a affirmé que les autorités utiliseront leurs prérogatives légales pour déclarer inéligibles les candidats à l’immigration susceptibles de devenir une charge publique pour les États-Unis.
Une liste étendue de pays concernés
Parmi les 75 pays touchés figurent notamment Haïti, le Nigeria, l’Irak, la Thaïlande, le Maroc, le Sénégal, la Jamaïque, la Colombie, l’Égypte, la République démocratique du Congo, le Pakistan, la Tunisie et le Yémen, ainsi que plusieurs États d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est.
Cette suspension marque une nouvelle étape dans le durcissement de la politique migratoire américaine et suscite déjà de nombreuses réactions au sein des communautés concernées à travers le monde.


