Les États-Unis tentaient mercredi de saisir un pétrolier battant pavillon russe dans l’océan Atlantique, d’après deux responsables américains cités par Reuters. Le navire, désormais appelé Marinera, était suivi par un sous-marin russe après plus de deux semaines de poursuite dans le cadre du blocus américain des exportations de pétrole vénézuélien.

Poursuite après évasion du blocus
Cette opération semble être la première tentative récente de l’armée américaine de capturer un navire battant pavillon russe. Le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella-1, avait échappé au blocus maritime américain dans les Caraïbes et avait refusé l’abordage par les garde-côtes des États-Unis.
Coordination militaire
Les responsables, qui ont parlé sous couvert d’anonymat, ont précisé que l’opération au large de l’Islande était menée par les garde-côtes américains et l’armée. Au moment de l’intervention, des navires militaires russes, dont un sous-marin, se trouvaient dans les environs, bien qu’il n’y ait aucune indication d’un affrontement direct entre forces américaines et russes.
Contexte géopolitique tendu
Cette tentative de saisie intervient quelques jours seulement après qu’une opération des forces spéciales américaines à Caracas a abouti à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, qui a été transféré vers les États-Unis pour y être poursuivi pour trafic de drogue.
Changements de pavillon et sanctions
Le pétrolier avait d’abord résisté à une tentative d’interception en décembre et s’était ensuite immatriculé sous pavillon russe en changeant de nom. Il s’agit d’un des derniers navires ciblés par les garde-côtes américains depuis le début de la campagne agressive menée par l’administration Trump contre le Venezuela.
Rejet et critiques internationales
Des responsables vénézuéliens ont qualifié la capture de Maduro de kidnapping et accusé les États-Unis de vouloir voler les immenses réserves pétrolières du pays.
Mewodjina Fleurial


