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Négligence administrative, pas de fraude: Laplanta rétablit les faits

Dans un live de 2 h 14 mn diffusé depuis Montréal, le dimanche 10 août 2025, le journaliste-animateur haïtien Hervé Laplante, connu sous le nom de « Laplanta », a détaillé les circonstances de sa déportation des États-Unis et a répondu aux accusations qu’il qualifie de « calomnies ». Il a affirmé vouloir « rétablir la vérité » et mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

Montréal, mardi 11 août 2025 – Dans un live de 2 h 14 mn diffusé depuis Montréal, le dimanche 10 août 2025, le dimanche 10 août 2025, le journaliste-animateur haïtien Hervé Laplante, connu sous le nom de « Laplanta », a détaillé les circonstances de sa déportation des États-Unis et a répondu aux accusations qu’il qualifie de « calomnies ». Il a affirmé vouloir « rétablir la vérité » et mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

Photo tirée de la page IG de Herve Laplante
Photo tirée de la page IG de Herve Laplante

Un parcours marqué par l’exil et la résilience

Journaliste depuis plus de vingt ans, originaire d’Haïti, Hervé Laplante a quitté son pays en raison des violences. Installé au Canada avec un passeport canadien – ce qui ne lui retire pas sa nationalité haïtienne – il rappelle que le pays l’a accueilli « avec une béquille et environ 320 dollars en poche ».

Marié à Manoucheca, citoyenne américaine, il affirme n’avoir jamais été marié à une autre femme aux États-Unis, Contrairement aux rumeurs diffusées par certains médias. Il s’est rendu aux États-Unis pour des raisons familiales, notamment à la naissance de son premier fils avec son épouse.

Etant en détention, un média de Floride a publié un article l’accusant de fraude et de bigamie. Des accusations qu’il dément fermement, estimant que cet article ne respectait pas les règles fondamentales du journalisme, notamment les 5W (qui, quoi, quand, où, pourquoi). « S’il s’agissait vraiment de fraude ou de bigamie, je serais en prison fédérale », a-t-il lancé, critiquant au passage certains médias et influenceurs qui « disent n’importe quoi » sur les réseaux sociaux.

Les origines du conflit judiciaire

En 2018, alors qu’il entamait une procédure pour obtenir la citoyenneté américaine, une erreur de traduction a modifié la date inscrite sur un document officiel. Cette anomalie a conduit à un transfert de son dossier devant un tribunal d’Orlando, mais la pandémie de Covid-19 a repoussé l’audience.

Selon Laplanta, toutes les étapes légales avaient été suivies avec son épouse. Cependant, un changement d’adresse non signalé a ensuite été interprété par les autorités comme une tentative de « marronnage ».

Arrestation lors de la naturalisation

Lors de son entretien à l’USCIS pour finaliser sa demande de citoyenneté, il a répondu correctement aux dix questions de l’agent, passé les autres tests et signé un document validant l’apparence de son futur certificat de naturalisation. Mais à la fin de l’entretien, deux agents sont intervenus pour l’informer de l’existence d’un mandat d’arrêt lié à une décision judiciaire d’octobre 2024. L’ICE (police de l’immigration) lui a immédiatement notifié une mesure de déportation.

Détention et menaces de transfert

Le 27 mai 2025, il a été transféré dans un centre de détention où il a passé 50 jours, dont quatre premiers sans manger ni dormir. Classé comme détenu « non criminel », il portait un uniforme bleu. Il précise n’avoir jamais commis de crime ni d’infraction.

Son passeport canadien a été envoyé au gouvernement du Canada pour vérification. Celui-ci lui a été retourné avec une lettre, datée du 4 juin, assurant de leur « disponibilité à l’aider » mais sans réel suivi. On lui a régulièrement demandé de signer des documents, ce qu’il a refusé à chaque fois.

Il affirme avoir appris que les autorités envisageaient de le transférer dans une prison fédérale de haute sécurité, « comme Alcatraz ». Face à cette menace, il a demandé à être renvoyé directement en Haïti.

La défense juridique et le soutien du Canada

Le 4 juin 2025, environ une semaine après son arrestation, il a reçu une lettre du gouvernement canadien pour lui proposer du soutien. Cependant les journalistes font la propagande de l’annulation de sa citoyenneté canadien. Il a démenti ces gens à l’aide des arguments juridiques.

Hervé Laplante a tenu à remercier publiquement ses soutiens au Canada, aux États-Unis, en République dominicaine et en Haïti :

Nos Josh Immigration Canada (Montréal), pour l’assistance en matière migratoire

Des partenaires dans la restauration et l’épicerie à Montréal et en République dominicaine

Des compagnies de sécurité privées et de location de véhicules en Haïti, en Floride et au Québec

Romain Phanel, alias T-Zo le Specimen, un journaliste qui lui a apporté son soutien dès son arrivée en Haïti.

Un appel à l’engagement pour Haïti

Dans son message final, Hervé Laplante a exhorté les journalistes haïtiens à s’engager pour transformer le pays, protéger les droits de la diaspora et favoriser leur participation au développement national.

« Au lieu de dire n’importe quoi sans fondement ni preuve sur les réseaux sociaux, prenez plume et papier : nous ne sommes pas des ignorants », a-t-il déclaré, appelant à la vigilance face aux fausses informations.





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