France, lundi 10 novembre 2025 – L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été libéré lundi 10 novembre de la prison de la Santé à Paris, après 21 jours d’incarcération. La Cour d’appel de Paris a ordonné sa remise en liberté dans le cadre de sa condamnation dans le dossier du financement libyen, pour lequel il a interjeté appel. Il est désormais placé sous contrôle judiciaire.

Premiers mots après la libération
Moins de trois heures après sa sortie, Nicolas Sarkozy a publié un message sur ses réseaux sociaux pour remercier ses soutiens. « Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n’est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera. C’est une évidence que la vie enseigne », a-t-il écrit.
L’ancien président a également exprimé sa gratitude envers toutes celles et ceux qui l’ont soutenu durant cette épreuve : « Vos milliers de témoignages m’ont bouleversé et donné la force de supporter cette épreuve. La fin de l’histoire reste à écrire », a-t-il ajouté.
Réactions politiques contrastées
La libération de Nicolas Sarkozy a suscité des réactions contrastées dans la classe politique. Le député « Debout ! » François Ruffin a estimé sur X que l’ancien président « doit retourner en prison », ajoutant avec ironie qu’il pourrait profiter de ce répit pour « apprendre à cuisiner, même avec une Rolex au poignet ».
De son côté, le député insoumis Ugo Bernalicis a dénoncé un « traitement particulier » réservé à Sarkozy, parlant d’une « justice de classe ».
À droite, la sortie de prison a été accueillie avec soulagement. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a exprimé son « immense soulagement » après la libération de son « ami ». Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a salué le « courage » de l’ancien président, tandis que Jordan Bardella a jugé que l’exécution provisoire de sa peine « ne se justifiait pas ».
Une affaire judiciaire toujours en cours
Nicolas Sarkozy n’en a pas fini avec la justice. Le 26 novembre, la Cour de cassation doit rendre sa décision sur l’affaire Bygmalion, liée au financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Condamné en appel en février 2024 à un an de prison, dont six mois ferme, il fait appel de cette décision.
Par ailleurs, l’ex-président, ainsi que Carla Bruni, sont mis en examen dans une enquête sur des paiements à Ziad Takieddine pour qu’il se rétracte publiquement dans le dossier libyen. Cette enquête est en cours depuis 2021. Nicolas Sarkozy fait également l’objet d’une plainte d’Anticor concernant l’attribution du Mondial de football au Qatar.


