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Plus de 162 morts dans une attaque armée au Nigéria

Ce mardi 3 février, des hommes armés ont tué au moins 162 personnes dans le village de Woro, dans l'État de Kwara, au centre-ouest du Nigeria. L'attaque a été confirmée par la police et le gouverneur de l'État. Le Nigeria continue, malgré ses nombreux efforts, de faire face à une insécurité grandissante. La population est de plus en plus en danger, et l'insécurité grandissante à de multiples facteurs.

Ce mardi 3 février, des hommes armés ont tué au moins 162 personnes dans le village de Woro, dans l’État de Kwara, au centre-ouest du Nigeria. L’attaque a été confirmée par la police et le gouverneur de l’État. Le Nigeria continue, malgré ses nombreux efforts, de faire face à une insécurité grandissante. La population est de plus en plus en danger, et l’insécurité grandissante à de multiples facteurs. 

Des policiers devant une église, lors d’un office religieux organisé en mémoire de victimes d’une attaque armée, à Eruku, dans l’Etat de Kwara, au Nigeria, le 23 novembre 2025. ABDULLAHI DARE AKOGUN / REUTERS
Des policiers devant une église, lors d’un office religieux organisé en mémoire de victimes d’une attaque armée, à Eruku, dans l’Etat de Kwara, au Nigeria, le 23 novembre 2025. ABDULLAHI DARE AKOGUN / REUTERS

Une insécurité croissante qui terrorise la population

Appelé localement des bandits, l’État de Kwara est particulièrement victime de leurs actions malveillantes. Ces racailles de bas étage kidnappent, pillent, et tuent la population. En novembre dernier, des hommes armés avaient pénétré l’enceinte d’une école catholique, et enlevé 315 élèves et enseignants de l’école Saint-Marie dans la zone de gouvernement locale d’Agwara. Selon l’ONU, en l’espace de seize ans, le Nigéria a connu une instabilité qui a causé la mort de 40 000 personnes, et le déplacement de plus de deux millions dans le nord du pays.

Outre ces actes de grand banditisme, la population nigériane fait également face au djihadisme, qui s’active dans le nord-ouest du pays. Selon certains chercheurs, il y a un lien entre le principal groupe djihadiste basé dans l’État de Sokoto, Lakurawa, et l’État islamique au Sahel, qui est actif au Niger. 

Les autorités semblent inefficaces malgré leurs dispositifs d’action

Pour contrer cette insécurité, les autorités locales ont instauré un couvre-feu dans certaines zones de l’État, et fermé les écoles pendant plusieurs semaines. A la fin du mois de novembre, le président nigérian, Bola Tinubu, avait augmenté les effectifs des forces de l’ordre et de la police, afin de mieux combattre les criminels qui, souvent, se réfugient dans des zones forestières reculées et très difficiles d’accès. L’armée nigériane avait annoncé, il y a quelques jours, avoir neutralisé environ 150 bandits dans les forêts de Kwara.

Le sujet de l’insécurité au Nigéria s’illustre souvent au devant de la scène, tant par son aspect spectaculaire que sa violence. Donald Trump y voyait dans ces attaques une persécution contre les chrétiens précisément, et avait même menacé d’intervenir militairement dans le pays. C

ette observation a été réfutée par plusieurs chercheurs, arguant que l’insécurité au Nigéria ne fait distinction ni de classe ni de religion. Elle fait autant de victimes chez les musulmans, qui habitent majoritairement au Nord, que chez les chrétiens, résidant principalement au Sud.

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