Ce lundi 17 novembre, des opérations de recherche sont en cours suite à l’effondrement d’un pont dans le sud du Congo. L’effondrement est survenu dans une mine de cobalt, et a causé la mort de 32 mineurs clandestins. L’accident s’est produit sur le site minier de Kalando, qui se trouve dans la carrière de Mulondo, à 42 kilomètres environ au sud-est de la ville de Kolwezi.

Selon le ministre provincial de l’Intérieur, Roy Kaumba Mayonde, malgré une interdiction formelle d’accès au site à cause des pluies qui étaient ,et des risques d’éboulement, les clandestins ont forcé l’entrée dans la carrière. 32 corps ont été repêchés, a-t-il dit.
Dans les images de l’AFP transmises au bureau provincial de la commission nationale des droits de l’homme, on voit des mineurs en train de faire sortir des corps tout au fond de la tranchée. Le pont en question avait été construit par les mineurs eux-mêmes, et il n’était pas assez stable pour supporter le poids d’un grand nombre de personnes.
Une précipitation à cause des soldats serait à l’origine du drame
L’effondrement a été causé par une précipitation des mineurs sur le pont. Cette précipitation aurait été causée par l’armée, qui a ouvert le feu sur les mineurs. Ces militaires gardent le site, et appartiennent à un organisme gouvernemental chargé d’apporter une assistance technique et financière aux coopératives minières. L’armée n’a pas encore fait de déclaration quant à ses allégations.
Crash du ministre congolais des mines
A la suite de cet accident, le ministre congolais des mines, Louis Watum, a voulu se rendre sur les lieux. Malheureusement son avion s’est crashé à Kolwezi, le chef-lieu de la province de Lualaba, dans le sud-est de la RDC.
Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, tous les passagers en sont sortis indemnes, et il n’y a eu aucun mort.

Des conditions de travail exécrables dans les mines en RDC
Les autorités congolaises ont annoncé suspendre les activités sur le site à cause de cet accident. Ce drame met en lumière les conditions de travail des enfants et des clandestins dans les mines en RDC. Selon les données, plus de 200 000 personnes travaillent comme creuseurs dans des sites illégaux.
Par ailleurs, il est important de noter que la République démocratique du Congo produit plus de 70% du Cobalt mondial, ce métal qui est indispensable aux batteries électroniques et aux voitures électriques. Il est aussi utilisé dans le secteur de la défense et de l’aérospatiale.
Les accidents aux mines en RDC sont fréquents. Environ 1,5 à 2 millions de personnes travaillent dans ce secteur qui n’est pas réglementé. Ils alimentent la demande mondiale en cuivre, cobalt et autres minéraux. L’extraction du cobalt en RDC est pointée du doigt quant à l’exploitation des enfants, et les violations des droits humains.


