Ce week-end, après une semaine de pression diplomatique sur le gouvernement ukrainien, Kiev et Washington se sont mis d’accord sur un nouveau plan de paix. Réunis à Genève pour négocier, ils ont pu réduire le premier plan de paix de 28 à 19 points. Selon la chaîne BBC, c’est un nouveau plan de paix que l’Ukraine pourrait finir par accepter.

Un plan acceptable pour l’Ukraine peut-être?
Le premier vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, Sergiy Kyslytsya, a confié au Financial Times que le nouveau plan de paix était façonné en 19 points, et les questions les plus délicates laissées aux présidents Trump et Zelensky. Le représentant ukrainien estime que les discussions ont été intenses mais productives, et que le document a suscité un optimisme aux deux pays. Il ne reste plus grand chose de la version originale selon le représentant ukrainien.
En effet, plusieurs points ont été retirés de ce nouvel accord de paix. De 600 000 hommes dans la première version, elle est passée à 800 000 soldats. L’amnistie pour les actes commis par les parties pendant la guerre n’est plus incluse dans cette nouvelle version.
Des sujets délicats en attente de discussion
Quant aux questions relatives aux territoires du Donbass et de la Crimée, et sur les relations que peuvent entretenir l’Ukraine avec l’OTAN, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se verront afin d’en discuter. C’est sur la base de ces deux que Vladimir Poutine avait déclenché l’opération militaire spéciale.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que des détails délicats, mais pas insurmontables sont à régler à l’issue de discussions supplémentaires avec l’Ukraine ainsi que la Russie.
Le président ukrainien souhaite d’ailleurs se rendre aux Etats-Unis dès cette semaine pour les négociations. Mais un tel programme ne figure pas encore dans l’agenda de Donald Trump.
Il estime certes que les États-Unis, l’Ukraine et la Russie étaient proches d’un accord signant la fin du conflit, mais il préfère une entente au préalable entre Poutine et Zelensky avant de les rencontrer. Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a été dépêché à Moscou pour discuter des points de désaccord avec le président Poutine.
Il a par ailleurs prolongé la date butoir. « Pour moi, le délai, c’est quand tout sera terminé », a déclaré Trump aux journalistes à bord de l’avion présidentiel.
Le Kremlin, de son côté, mentionne certains points positifs dans le plan de paix américain. Ils ont également confirmé une rencontre prévue la semaine prochaine avec l’émissaire américain Steve Witkoff.
Alors que les négociations se poursuivent, les frappes, quant à elles, n’ont pas cessé. Ce mardi matin, l’Ukraine et la Russie ont tous deux mentionné des frappes aériennes massives sur leurs territoires respectifs. Des morts et 19 blessés sont à déplorer dans la ville de Zaporijjia, et plusieurs villages ont été pris.


