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Washington annonce une contribution humanitaire réduite pour 2026

Les États-Unis ont annoncé, lundi, l’octroi d’une première enveloppe de 2 milliards de dollars destinée à l’aide humanitaire des Nations unies pour l’année 2026, un montant nettement inférieur à ceux accordés les années précédentes. Washington a simultanément averti que les agences onusiennes devront se réformer en profondeur, sous peine de voir leur rôle diminuer considérablement.

Les États-Unis ont annoncé, lundi, l’octroi d’une première enveloppe de 2 milliards de dollars destinée à l’aide humanitaire des Nations unies pour l’année 2026, un montant nettement inférieur à ceux accordés les années précédentes. Washington a simultanément averti que les agences onusiennes devront se réformer en profondeur, sous peine de voir leur rôle diminuer considérablement.

Les États-Unis ont pour l’instant identifié 17 pays à qui l’ONU pourra apporter des fonds américains, dont la République démocratique du Congo, Haïti, l’Ukraine, la Syrie, la Birmanie, le Bangladesh, le Tchad, le Nigeria, l’Éthiopie et le Soudan du Sud (photo). © Crédit photo : - / AFP
Les États-Unis ont pour l’instant identifié 17 pays à qui l’ONU pourra apporter des fonds américains, dont la République démocratique du Congo, Haïti, l’Ukraine, la Syrie, la Birmanie, le Bangladesh, le Tchad, le Nigeria, l’Éthiopie et le Soudan du Sud (photo). © Crédit photo : – / AFP

Un engagement salué, dans un contexte de restrictions budgétaires

Cette décision, accueillie favorablement par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, intervient dans un climat de réduction drastique de l’aide extérieure américaine, amorcée depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L’annonce a été faite à Genève, à la mission américaine, en présence du chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher.

Vers une réforme du financement humanitaire

À travers ce nouvel engagement, Washington entend revoir en profondeur ses mécanismes de financement de l’action humanitaire onusienne. Selon Jeremy Lewin, responsable de l’aide internationale au département d’État, cette contribution de 2 milliards de dollars ne constitue qu’un point de départ. Les États-Unis et l’ONU travailleront conjointement à la mise en place d’un système humanitaire « plus allégé, réformé et plus efficace ».

Un nouveau modèle de gestion des fonds

Désormais, les contributions américaines ne seront plus distribuées directement à chaque agence des Nations unies, mais centralisées via le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), dirigé par Tom Fletcher. Ce mécanisme vise à réduire les doublons, à améliorer la coordination et à renforcer la transparence dans l’utilisation des fonds.

Pays bénéficiaires et priorités géographiques

Les États-Unis ont identifié 17 pays éligibles à cette aide, parmi lesquels figurent la République démocratique du Congo, Haïti, l’Ukraine, la Syrie, la Birmanie, le Bangladesh, le Tchad, le Nigeria, l’Éthiopie et le Soudan du Sud. Le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) de l’ONU bénéficiera également de ces ressources.

En revanche, certaines zones de crise, comme Gaza, ne figurent pas pour l’instant sur la liste américaine, même si des annonces ultérieures sont envisagées dans le cadre de la deuxième phase du cessez-le-feu. L’Afghanistan et le Yémen ont été exclus en raison de craintes liées à d’éventuels détournements de fonds.

Une aide jugée vitale malgré des moyens limités

Selon Tom Fletcher, cette contribution américaine permettra de sauver des millions de vies, tout en garantissant aux contribuables américains une meilleure visibilité sur l’utilisation de leur argent. Il a rappelé le rôle central des États-Unis, qualifiés de « superpuissance humanitaire mondiale ».

Des besoins humanitaires en forte hausse

En 2025, l’appel humanitaire global de l’ONU, estimé à plus de 45 milliards de dollars, n’a été financé qu’à hauteur d’un peu plus de 12 milliards, son niveau le plus bas depuis dix ans. Face à près de 240 millions de personnes nécessitant une aide urgente, l’ONU prévoit pour 2026 un plan ciblé, réduit à 23 milliards de dollars, afin de soutenir au moins 87 millions des populations les plus vulnérables, notamment à Gaza, au Soudan, en Haïti, en Birmanie, en RDC et en Ukraine.

Une baisse marquée de la contribution américaine

Bien que les États-Unis demeurent en 2025 le premier donateur humanitaire mondial, leur contribution a fortement chuté, passant de 11 milliards de dollars en 2024 à 2,7 milliards de dollars en 2025, illustrant un changement significatif dans leur approche de l’aide internationale.

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