Ce vendredi 21 novembre, le Nigeria a été frappé par un élève massif. Des hommes armés ont pénétré l’enceinte d’une école catholique, et ont enlevé 315 élèves et enseignants. Abubakar Usman, le secrétaire du gouvernement de l’État, a fait savoir que “le gouvernement de l’État du Nigeria a reçu avec une profonde tristesse la nouvelle inquiétante de l’enlèvement d’élèves de l’école Saint-Marie dans la zone de gouvernement locale d’Agwara.”
Plusieurs unités tactiques de la police, des militaires et des forces de sécurité se sont rendues sur place, et ratissent les lieux afin de secourir les élèves.

Le plus important enlèvement jamais mené au Nigéria
Selon l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN), 303 élèves et 12 enseignants ont été enlevés. Le nombre des élèves enlevés représente la moitié des effectifs de l’école, qui compte 629 élèves. L’enlèvement aurait eu lieu aux alentours de 2 heures du matin selon la police.
Le gouvernement de l’État a ordonné la fermeture provisoire des internats de la zone.
Le président nigérian, Bola Tinubu, a dû reporter ses déplacements internationaux et mis le pays en état d’alerte maximale. C’est le plus important enlèvement jamais réalisé sur le territoire nigérian, le pays le plus peuplé d’Afrique avec près de 230 millions d’habitants.
Deux enlèvements en l’espace d’une semaine
Cette attaque intervient seulement quelques jours après le kidnapping de 25 lycéennes dans l’internat pour filles de Maga, qui se situe au nord-ouest du Nigéria. En effet, dans la nuit du dimanche 16 au lundi 17 novembre, dans l’État de Kebbi, au nord-ouest du Nigéria, 25 jeunes filles ont été enlevées par des hommes armés.
La police, qui a engagé un duel armé avec les assaillants, n’a pas pu sauver les 25 élèves. Durant cette attaque, le directeur adjoint de l’établissement scolaire, Hassan Makuku, a été tué, et un membre du personnel a été blessé.
Ces enlèvements ravivent les souvenirs d’un enlèvement qui a eu lieu y a plus d’une quinzaine d’années déjà. L’enlèvement s’était produit en 2014, et près de 300 écolières à Chibok, dans l’état de Borno, dans le nord-est du pays, ont été enlevées par le groupe djihadiste Boko Haram. Cet enlèvement massif avait suscité l’émoi international, et déclenché une campagne internationale dénommée “Bring Back Our Girls.”
Plusieurs de ces jeunes filles n’ont jamais pu être retrouvées jusqu’à présent. Ces enlèvements massifs ont augmenté le niveau d’insécurité au Nigéria.
50 élèves ont pu fuir les assaillants
Ce dimanche 23 novembre, quelque 50 élèves ont réussi à échapper à leurs ravisseurs. L’association CAN a indiqué que 50 élèves ont pu fuir, et retrouver leurs parents. Ils continuent de prier afin de pouvoir ramener les autres victimes sains et saufs.
Le pays fait face depuis 2009 à une insurrection djihadiste, et des bandes criminelles dénommées bandits par la population locale.
Cet enlèvement des 300 écoliers intervient dans un contexte où le président Donald Trump accuse le Nigéria de laisser une tuerie de masse se perpétrer contre les chrétiens. Il avait même menacé d’intervenir militairement.
Ce dimanche, lors de la messe, le pape Léon XIV a lancé un appel à la libération des otages.
Le Nigeria en l’espace de seize ans, a connu une instabilité qui a causé la mort de 40 000 personnes, et le déplacement de plus de deux millions dans le nord du pays, selon les Nations unies.


